Sous l’impulsion du Président de la République, Mamadi Doumbouya, le gouvernement guinéen a procédé ce mardi 14 avril 2026 au lancement officiel des travaux de révision du Code des investissements. Cette initiative, portée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, vise à offrir à la Guinée un cadre juridique solide, attractif et favorable à la transformation du climat des affaires.
La cérémonie de lancement de cette ambitieuse réforme a été présidée par le Premier Ministre, Chef du gouvernement, en présence de plusieurs membres du cabinet ministériel ainsi que des partenaires et représentants du secteur privé.
Dans son discours, la Ministre de l’Industrie et du Commerce, Fatima Camara, a affirmé que cette initiative n’est pas une simple réforme administrative. Il s’agit d’une décision politique majeure qui s’inscrit directement dans la vision du Chef de l’État et est mise en œuvre sous la coordination du Premier Ministre, Amadou Oury Bah.
« Le Président de la République a fixé un cap : reprendre la maîtrise de notre trajectoire économique, valoriser le territoire, bâtir une économie qui profite d’abord à notre peuple et inscrire durablement la Guinée dans une dynamique de transformation. Ce cap nous oblige à sortir des logiques anciennes et à dépasser les approches passives », a-t-elle déclaré.
Selon la Ministre, l’État amorce une nouvelle ère fondée sur l’alignement du droit avec la stratégie nationale. L’objectif est de passer d’une posture de réception à une posture de sélection stratégique des investissements.
« Nous voulons un Code des investissements de nouvelle génération. Un texte qui ne soit pas simplement attractif, mais stratégique et sélectif. Il s’agit de ne plus subir les investissements, mais de les orienter au service du développement national. Cela signifie privilégier la transformation locale, renforcer le contenu local et exiger des transferts de compétences. »
Elle a également précisé que ce futur Code ne sera pas un « compromis faible », mais un véritable instrument de souveraineté :
Présidant la cérémonie, le Premier Ministre Amadou Oury Bah a souligné que cette refondation vise à créer l’environnement le plus propice à la création de richesses, tant pour les populations que pour le secteur privé, moteur essentiel du développement.
« Tout ce qui est entrepris vise à créer les meilleures conditions pour que le secteur privé, national comme international, puisse se renforcer. C’est lui qui est le principal acteur de la croissance économique », a-t-il rappelé.
Éric Benjamin Colle, représentant du secteur privé, a salué cette réforme courageuse, y voyant une opportunité majeure pour attirer des capitaux durables et stimuler l’essor économique du pays.
Facinet Camara