Opinion : Délocaliser Kanya Soly pour mieux valoriser l’image de Kindia ( Par Chérif Djiba Sano)

De la 6ᵉ à la 7ᵉ édition, Kanya Soly s’est imposé comme un immense succès populaire et un véritable rendez-vous de retrouvailles culturelles nationales. Des ressortissants de Kindia, des membres de la diaspora ainsi que des Guinéens venus des quatre coins du pays ont massivement répondu à l’appel. La 7ᵉ édition a rassemblé plus de 3 000 participants à Kindia, témoignant de l’engouement croissant autour de cet événement.
Son impact a été visible à plusieurs niveaux : économique, social, culturel et même politique. Aujourd’hui considéré comme l’un des événements culturels les plus attendus du pays, Kanya Soly mérite d’être délocalisé vers un espace plus vaste, à la hauteur de son rayonnement et des ambitions qu’il porte.
Pour sa 8ᵉ édition, le festival devrait se tenir sur un site neutre et adapté, capable d’accueillir plus de 15 000 visiteurs dans des conditions optimales de sécurité, de confort et d’organisation. Une telle évolution permettrait d’accroître davantage la participation et de renforcer l’attractivité de l’événement.
Cependant, l’aménagement d’un tel espace ne doit pas reposer uniquement sur le Président de la République, le gouvernement ou les partenaires privés. L’AKD et le CAK doivent également développer une stratégie autonome et durable pour concrétiser ce projet. Il serait pertinent de solliciter auprès des autorités l’attribution d’un site approprié pouvant accueillir durablement cette grande fête culturelle.
Par ailleurs, plusieurs pistes de financement peuvent être envisagées :
Mettre en place une cagnotte en ligne dédiée à la réalisation de la future place de Soly ;
Organiser un dîner-gala de levée de fonds réunissant mécènes, opérateurs économiques, entreprises et sponsors de Kindia ;
Renforcer les démarches auprès du ministère de la Culture, des partenaires techniques et financiers ainsi que des sponsors pour accompagner la réalisation du projet.
Enfin, il est essentiel de mobiliser les institutions nationales et internationales afin de soutenir l’institutionnalisation du festival Kanya Soly, avec l’ambition d’en faire un patrimoine culturel de référence, reconnu à l’échelle nationale et internationale.
Ainsi, la délocalisation de cette 8ᵉ édition apparaît comme une étape importante pour offrir une meilleure image de Kindia, répondre aux attentes du public grandissant et assurer le développement durable de ce grand rendez-vous culturel.

Chérif Djiba Sano, journaliste