Conakry : Lancement officiel des journées d’information et de sensibilisation sur les maladies invalidantes

Le Ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités a officiellement lancé des journées d’information et de sensibilisation sur les maladies invalidantes dans les communes de Conakry ce mercredi, 8 avril 2026. Cette initiative, portée par le Centre National d’Orthopédie, s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement sous l’égide du Premier ministre, Amadou Oury Bah, et l’impulsion du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qui place la santé, la dignité humaine et la protection des couches vulnérables au cœur des priorités nationales.

​Prévue du 8 au 9 avril, cette campagne concerne les 13 communes de la capitale. La première journée, présidée par la Ministre Pauline Adeline Patria Lamah, a mobilisé de nombreux citoyens venus des communes de Kassa, Kaloum et Dixinn.

​Dans sa prise de parole, la Ministre a souligné que les maladies invalidantes constituent aujourd’hui un véritable défi de santé publique en Guinée.

​« Qu’il s’agisse de malformations congénitales, d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), de la poliomyélite, du diabète ou des séquelles d’accidents de la circulation, ces pathologies pèsent lourdement sur notre société. Selon les estimations disponibles, environ 2,2 % des décès sont liés aux malformations congénitales. Pourtant, une proportion importante de ces cas pourrait être prise en charge efficacement grâce à un diagnostic précoce », a-t-elle déclaré.

​Au-delà de l’aspect médical, Madame la Ministre a rappelé l’impact significatif de ces pathologies sur l’économie nationale. Les invalidités physiques entraînent une réduction de la participation des citoyens à la production nationale.

​« Cette perte de potentiel humain constitue un manque à gagner qui freine notre dynamique de développement. Une nation qui laisse une partie de ses citoyens à la marge se prive de sa propre force. Investir dans la prévention est donc une nécessité sanitaire, mais aussi une stratégie économique rationnelle pour réduire les coûts liés aux soins de longue durée et à l’assistance sociale. »

​Le point d’orgue du discours a été consacré à la lutte contre les préjugés. La Ministre a déploré la stigmatisation dont font l’objet les personnes à mobilité réduite, parfois qualifiées d’enfants « malchance » ou victimes de « malédiction » dans certaines communautés.

​« Il est important de rappeler avec force que ces handicaps ne sont ni une fatalité, ni une malédiction. Grâce aux progrès de la médecine et à la rééducation, beaucoup peuvent retrouver une vie pleine et active et devenir des acteurs du développement », a-t-elle martelé.

​Pour la réussite de cette campagne, Pauline Adeline Patria Lamah mise sur l’implication des relais communautaires : leaders religieux, structures faîtières, organisations de la société civile et médias.

​Bien que le gouvernement ait consenti des efforts importants pour renforcer les capacités des structures spécialisées et l’offre de soins, la Ministre a reconnu que des défis subsistent, notamment en matière d’accès équitable aux soins et de mobilisation de ressources durables. Elle a conclu en saluant le travail du Centre National d’Orthopédie et l’appui constant des partenaires techniques et financiers.

​Facinet Camara