Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a présenté ce mercredi 25 mars 2026 sa déclaration de politique générale à l’hémicycle du Palais du Peuple.
Devant les membres du Conseil National de la Transition (CNT), il a dressé le bilan des actions passées avant de décliner les axes prioritaires, ainsi que les projets de développement que le gouvernement entend mettre en œuvre pour les années à venir.
Ci-dessous l’intégralité du discours de politique générale du PM
Une responsabilité politique, parce qu’il lui appartient de rendre compte devant la représentation nationale.Une responsabilité juridique, parce que l’ordre constitutionnel rétabli nous oblige à agir dans le respect strict de nos institutions.Et une responsabilité morale, parce qu’aucune autorité publique n’a de sens si elle ne se met résolument au service du peuple.
Sur le plan institutionnel et politique, la Guinée a franchi une étape déterminante dans le rétablissement de son ordre constitutionnel et dans la consolidation de sa légitimité républicaine.Notre pays s’est doté d’une nouvelle Constitution, d’un Code électoral rénové et d’un dispositif électoral modernisé.Consolidé par l’enroulement biométrique de 8.979.923 citoyens, aboutissant à un fichier électoral de 6.768.458 électeurs.
Le référendum constitutionnel du 21 septembre 2025, suivi de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, a permis le retour à un ordre institutionnel régulier, légitime et souverain, dans un cadre pacifique, reconnu par les missions d’observation régionales et internationales.Cette évolution institutionnelle s’est également traduite par une normalisation progressive de la position internationale de la Guinée.Après la suspension intervenue à la suite des événements du 5 septembre 2021, les organisations régionales et internationales ont progressivement levé les mesures restrictives prises à l’encontre de notre pays.
La francophonie a levé en septembre 2024 la suspension de la Guinée, marquant un signal de confiance dans les efforts de réformes engagées durant la transition.Dans la même dynamique, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, CDAO, a progressivement levé les sanctions économiques et financières avant de procéder en janvier 2026 à la levée des dernières mesures restrictives et à la pleine réintégration de la Guinée dans les instances décisionnelles de l’organisation.Parallèlement, l’Union africaine a levé ses sanctions après la restauration de l’ordre constitutionnel issu des élections de 2025, ouvrant la voie au retour complet de la République de Guinée au sein des instances du continent.
Sur le plan économique, les recettes publiques sont passées de 18 859 milliards de francs guinéens en 2020 à 45 000 milliards en 2025, soit une progression de 139%.La modernisation des régimes financiers, la digitalisation des procédures et la mise en place du fichier unique de gestion administrative et de la solde ont généré plus de 246 milliards de francs guinéens d’économies, renforçant à la fois la discipline budgétaire et la crédibilité macroéconomique de l’État.Le rebasage du PIB a permis de réévaluer la richesse nationale de plus de 36 milliards de dollars, soit une hausse de 51,2%, révélant une économie guinéenne plus robuste, diversifiée et dynamique qu’estimée auparavant.
Cette dynamique est confortée par la récente décision de confirmer la note souveraine de la Guinée à B+, tout en relevant sa perspective de stable à positive.Sur le plan social, les résultats sont tangibles. La prise en charge sanitaire des agents publics s’est établie à 80%.
Dans le domaine de l’agriculture, 14 700 hectares ont été aménagés, 507 tracteurs distribués et la Guinée a consolidé son rang de premier producteur mondial de fonio avec environ 560 000 tonnes par an.Sur le plan technologique, plus de 12 000 kilomètres de fibres optiques ont été déployés et plus de 300 localités rurales ont été raccordées aux infrastructures électriques.Les réformes engagées dans la dématérialisation des services publics et la transformation digitale de notre administration ont permis à notre pays d’enregistrer un bond de 23 places sur l’indice de développement des Nations Unies sur la gouvernance électronique de 183e en 2020 à 160e en 2025.
Ces résultats démontrent qu’une transition conduite avec méthode peut restaurer la crédibilité de l’État, rétablir la confiance publique et préparer l’entrée de notre pays dans une nouvelle étape de son développement.
La croissance n’a de légitimité que si elle devient inclusive.Les ressources naturelles n’ont de valeur politique lorsqu’elles bonifient le capital humain et améliorent la compétitivité pays.Enfin, les projets publics n’ont de sens que s’ils permettent le bien-être de chaque citoyen guinéen.
C’est précisément dans cette perspective de souveraineté économique et la transformation durable que s’inscrit le programme Simandou 2040,dont la loi Plan 2026-2040, adoptée par votre institution le 5 mars 2026, traduit la volonté politique forte de bâtir une Guinée résiliente, inclusive et prospère.Le moment est venu à présent de passer de la mémoire de l’action accomplie à l’organisation rigoureuse de l’avenir.Gouverner, dans la séquence historique qui s’ouvre, c’est ordonner l’action de l’État autour d’une vision,hiérarchiser les priorités, sécuriser les financements, mobiliser les compétences nationales et garantir qu’à chaque décision corresponde un résultat mesurable.
C’est dans cet esprit que le gouvernement a structuré son action.Notre doctrine est de consolider l’État, élever le capital humain, transformer l’économie, moderniser le territoire, protéger les équilibres macroéconomiques,renforcer la justice sociale, sécuriser la République et projeter la Guinée dans les nouvelles dynamiques régionales et mondiales.Le programme Simandou 2040 porte une ambition de transformation d’une ampleur inédite dans l’histoire économique de notre pays.
Il projette une croissance moyenne de 10,3% par an.Un produit intérêt brut porté à 152 milliards de dollars à l’horizon 2040 compte environ 35 milliards aujourd’hui, ainsi que la création de plus de 5 millions d’emplois.L’architecture globale du programme comprend 122 mégaprojets et 39 réformes structurantes pour un volume d’investissement estimé à 330 milliards de dollars sur 15 ans.
La première vague de mise en œuvre couvrant la période 2026-2030 mobilisera à elle seule 75 milliards de dollars, dont 20 milliards déjà engagés à travers le projet intégré Simandou et les infrastructures associées.Le financement de cette ambition reposera sur une architecture équilibrée combinant 38% de ressources privées, 11% de concours des partenaires techniques et financiers, 19% du Fonds souverain et 32% du budget national.Dans le domaine de l’agriculture, de l’industrie alimentaire et du commerce, il est prévu 32 mégaprojets et 10 réformes pour un volume d’investissement de 65 milliards de dollars.
Cette orientation prolonge des acquis déjà mesurables.45 000 promoteurs agricoles ont été accompagnés, dont 60% de femmes.Tandis que 298,5 milliards de francs guinéens ont été mobilisés via le Fonds de développement agricole Foda et le Programme de développement de l’agricole commerciale en Guinée, en complément de 500 millions de dollars pour 20 projets et programmes.
Les politiques publiques qui découleront de ce pilier seront donc sans ambiguïté.Il s’agira de moderniser durablement l’agriculture, de sécuriser le foncier, de poursuivre la mécanisation, de relancer les riseries, de réduire les pertes post-récoles, d’organiser les filières d’exportation et de faire émerger une agro-industrie capable de nourrir le pays,de soutenir les revenus ruraux et d’alimenter les marchés régionaux.Cette ambition intègre les propositions formulées par le CNT, notamment les 10 000 kilomètres de pistes rurales à l’horizon 2030, l’équipement progressif des sous-préfectures à fort potentiel agricole et la relance des unités de transformation locale.
En matière d’éducation et de culture, l’action gouvernementale s’articule autour de 13 mégaprojets et 5 réformes, mobilisant un volume d’investissement de 40 milliards de dollars.Elles prévoient notamment l’affectation de 20% des recettes de la compagnie du Transguinéen CTG et de 5% des revenus miniers au secteur éducatif, la construction d’universités régionales, le développement des programmes de bourse ainsi que le renforcement du transfert de compétences.Cette orientation repose sur une conviction claire, la richesse minérale d’un pays ne prend tout son sens que lorsqu’elle se transforme durablement en intelligence, en savoir, en culture et en mobilité sociale.
Les acquis déjà enregistrés permettent d’asseoir cette ambition.La bourse étudiante a été portée de 100 000 à 500 000 francs guinéens.La politique nationale de recherche et d’innovation a été adoptée.
L’Agence nationale de financement et de valorisation a été créée.Et le taux de publication scientifique en revue internationale a atteint 94,1%.Dans l’enseignement technique et professionnel, des écoles régionales d’art et métier ont été ouvertes, des formateurs recrutés et outillés et la digitalisation des concours et de la gestion des stages a été engagée.
La politique publique qui découlera de ce pilier visera à aligner définitivement la formation sur les besoins réels de l’économie nationale.Il faudra former des ingénieurs, des techniciens, des chercheurs, des entrepreneurs mais aussi des créateurs, des artistes et des acteurs culturels capables de porter le rayonnement national.La jeunesse guinéenne devra être préparée non à subir les mutations économiques mais à les conduire.
Une attention particulière sera accordée à l’insertion professionnelle des jeunes à travers l’apprentissage, l’entrepreneuriat, l’innovation et le développement des startups.S’agissant des infrastructures, des transports et des technologies, l’action gouvernementale s’appuie sur 52 mégaprojets et 10 réformes pour un volume d’investissement de 100 milliards de dollars.Elle prévoit notamment la réalisation de 2.900 kilomètres d’autoroutes et de 2.500 kilomètres de lignes ferroviaires afin de structurer durablement le territoire et soutenir la transformation économique du pays.
Sur le plan technologique, les bases sont déjà posées. Plus de 12.000 kilomètres de fibres optiques ont été déployés.Le rapatriement du nom de domaine national.gn, l’exécution des projets par des experts guinéens dont ceux de la Diaspora,Tolemo qui se chargera de la digitalisation du processus de passation des marchés publics, SAFIG qui est une application au service des impôts, la mise en service du datacenter national de classe tier 3 et le relèvement de la couverture numérique à 95% d’ici 2040 marquent une étape importante vers la souveraineté numérique.
Par ailleurs, l’organisation du Transform Africa Summit TAS en novembre dernier a placé notre pays au cœur des discussions sur la question de l’intelligence artificielle au niveau sous-régional et continental.Cette taxe constitue également l’armature territoriale du programme. Il devra réduire les coûts logistiques, désenclaver les territoires, connecter les bassins de production, fluidifier les échanges et donner à la Guinée une nouvelle géographie économique.
Dans cette dynamique de structuration territoriale, le gouvernement s’engage à renforcer durablement l’interconnexion nationale.Un programme progressif sera mis en œuvre pour relier chaque capitale régionale à ses capitales préfectorales par des infrastructures routières modernes.Cette ambition sera prolongée par une seconde étape visant à améliorer l’accessibilité des territoires à travers la mise en place d’un réseau de desserte locale reliant les chefs lieux administratifs aux sous-préfectures afin de faciliter l’accès aux zones rurales, les échanges économiques et surtout rapprocher l’action publique des citoyens.
A cet effet, le gouvernement prévoit la réalisation de 5500 kilomètres de route d’ici 2030, c’est-à-dire dans cinq ans.Dans le secteur énergétique, plus de 300 localités rurales ont été raccordées et plusieurs projets hydroélectriques, thermiques et d’interconnexion régionale ont été engagés.Toutefois, au regard des vulnérabilités structurelles liées à nos dépendances aux importations d’hydrocarbures,le gouvernement orientera résolument sa politique vers la maîtrise durable des coûts énergétiques et le renforcement de notre souveraineté.
Cela passera notamment par une accélération du développement des énergies renouvelables, en particulier du solaire, afin de réduire la pression sur les finances publiques, sécuriser l’approvisionnement et offrir au territoire des solutions énergétiques décentralisées, accessibles et durables.Dans la dynamique d’aménagement équilibré du territoire et de projection stratégique de notre économie, le gouvernement portera également une vision complémentaire de développement du corridor nord du pays.À travers le projet BOKEH DOBALI, il s’agira de créer un nouveau pôle logistique industriel, articulé autour d’un port en eau profonde, d’un corridor ferroviaire moderne et d’une zone économique intégrée dédiée à la transformation locale de nos ressources.
Ce projet va permettre à terme de désenclaver durablement les régions du nord et à valoriser le potentiel minier, agricole et industriel, permettra de corriger les déséquilibres territoriaux et de renforcer l’intégration économique nationale.En structurant un second axe de développement en complément du corridor sud porté par Simandou, la Guinée se dote d’une vision cohérente d’occupation de son espace, fondée sur la connectivité, la transformation locale et la création de valeurs sur l’ensemble du territoire.
Elle vise à moderniser le système financier, à développer le secteur bancaire et assurantiel, à faciliter l’accès au crédit et à renforcer durablement la résilience macroéconomique du pays.Des conventions de financement ont été signées avec la Banque nationale d’investissement de Guinée-Bénic pour 20 milliards de GNF et avec Ecobank pour 200 milliards de GNF au profit des PME-PMI.Les politiques publiques qui en découlent poursuivront l’assainissement budgétaire, l’élargissement de l’assiette fiscale et l’amélioration de la qualité de la dépense tout en accélérant l’exécution des investissements, en renforçant la bancarisation et en développant les mécanismes de garantie.
Elles viseront également à opérationnaliser les instruments de souveraineté financière, notamment le fonds souverain.Les ambitions de développement s’inscrivent dans un contexte favorable, marqué par le dynamisme du secteur minier et la montée en puissance du projet Simondou qui renforce une balance des paiements soutenue par un excédent commercial structurel.Le gouvernement entend capitaliser sur cette dynamique et sur la mobilisation des ressources intérieures pour sécuriser les financements des politiques publiques, notamment à travers la transition vers le budget programme, visant à un meilleur alignement des ressources sur les priorités stratégiques.
Dans cette perspective, l’amélioration de la qualité de la dépense et l’exécution effective du budget constituent des priorités, justifiant la fusion du ministère de l’économie et des finances avec celui du budget dans un souci de cohérence, de discipline et de rigueur.Parallèlement, les réformes engagées vont permettre de rationaliser les exonérations, renforcer l’interconnexion des systèmes fiscaux et fonciers, consolider les équilibres macroéconomiques et accélérer la digitalisation des procédures afin d’améliorer la transparence et l’efficacité de la gestion publique.L’objectif est de construire un système financier capable de soutenir l’investissement productif, d’accompagner les PME et de mobiliser l’épargne nationale au service du développement.
Le gouvernement veillera à faire du contenu local un levier réel de participation des entreprises guinéennes, de montée en compétence de la main-d’œuvre nationale et d’ancrage domestique de la valeur créée.Une attention particulière sera accordée à l’autonomisation des femmes et des jeunes à travers un meilleur accès au financement, une intégration renforcée dans les chaînes de valeur et une participation accrue aux instances de décision.Cette orientation s’inscrit pleinement dans la vision portée par le chef de l’État, M. Mamadi Doumbouya, qui, dans son discours d’investiture du 17 janvier 2026, a dédié son mandat aux femmes et à la jeunesse, présentées comme des forces motrices de l’économie, de la stabilité sociale et de la continuité nationale.
À cet effet, le gouvernement compte mobiliser pleinement le potentiel économique de la diaspora guinéenne, dont les transferts financiers, les compétences et les réseaux internationaux constituent un levier majeur de développement et d’investissement.Dans un monde de plus en plus interconnecté, la diaspora représente une force économique, intellectuelle et culturelle considérable.Le gouvernement s’attachera à renforcer les mécanismes de mobilisation de ses compétences, à faciliter l’investissement du Guinée établi à l’étranger et à développer une diplomatie économique active capable d’attirer les partenariats nécessaires à la modernisation du pays.
En matière de santé et de bien-être, l’action gouvernementale s’appuie sur sept mégaprojets et trois réformes pour un volume d’investissement de 30 milliards de dollars. Elles visent à améliorer durablement l’accès aux soins et à renforcer le système national de santé.Les acquis sont déjà tangibles.
La couverture vaccinale a connu un bond de 24 points, passant de 43 à 67 %. L’Institut national de cancérologie a été créé. Des hôpitaux, des centres de santé, des chambres froides et des centres d’oxygène ont été construits ou équipés.Des progrès ont été enregistrés dans la protection des enfants, la prise en charge des ménages, l’appareillage des personnes handicapées, la réinsertion des Guinéens de retour de l’étranger et l’accompagnement des femmes en situation de grande vulnérabilité.
Dans cette perspective, les actions engagées visent à dépasser la seule logique sanitaire pour intégrer pleinement le bien-être dans sa globalité. Il s’agira de renforcer les infrastructures hospitalières, les centres néonataux et pédiatriques, les dispositions de prise en charge des fustules ainsi que l’accès à l’assurance maladie ou aux filets sociaux,tout en améliorant les reforces aux handicaps, la prise en charge des personnes âgées, l’inclusion territoriale et l’équité dans l’accès aux services essentiels.Cette approche intègre également les dimensions du sport, de la culture, de la cohésion sociale et de l’identité nationale afin de consolider les bases d’un développement durable fondé sur la dignité, la solidarité et la confiance entre les citoyens.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les honorables conseillers, comme le rappelait Jean Baudin, il n’y a de richesse que d’hommes. Au-delà des ressources naturelles, des infrastructures et des investissements, la véritable force d’une nation réside dans la qualité de son capital humain.C’est lui qui conçoit, qui produit, qui innove et qui transforme les ambitions en résultats concrets.
Sans un capital humain formé, en bonne santé, discipliné et engagé, aucune stratégie de développement aussi ambitieuse, soit-elle, ne peut produire ses effets dans la durée.C’est pourquoi la mise en œuvre de l’ensemble de ces orientations repose avant tout sur la valorisation des compétences nationales, le renforcement des capacités de l’administration, l’investissement dans l’éducation, la formation et la recherche, ainsi que sur la promotion d’une éthique de responsabilité et de performance dans la gestion publique.Le gouvernement fera du capital humain le socle de la transformation économique et sociale de notre pays, car c’est en élevant les femmes et les hommes de Guinée que nous éleverons durablement la nation elle-même.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les honorables conseillers, le programme Simandou 2040 appelle également à la prise en compte exigeante des problématiques transversales de notre temps.La transition écologique, la croissance verte, la protection des écosystèmes, la résilience climatique, l’assainissement, la justice sociale, la participation des femmes, l’insertion de la jeunesse, l’implication de la diaspora et la valorisation du contenu local.Dans cette perspective, le gouvernement renforcera son action en matière de protection de l’environnement, de gestion durable des ressources naturelles, de lutte contre les pollutions minières, de préservation des forêts et des bassins hydriques, ainsi que d’adaptation au changement climatique.
La transition écologique constitue désormais une condition de durabilité, de développement et un facteur de stabilité pour les générations futures.C’est dans cette logique que la Guinée poursuit également le projet d’inscription du massif de Fouta Djallon au patrimoine mondial de l’UNESCO.Ce massif constitue un écosystème d’une richesse écologique et hydrologique exceptionnelle.
Son inscription au patrimoine mondial permettra de renforcer sa protection, mais aussi de valoriser durablement son potentiel scientifique, culturel et touristique.A travers cette initiative, la Guinée entend affirmer sa contribution à la préservation des grands équilibres écologiques régionaux et inscrit son patrimoine naturel dans une dynamique de reconnaissance internationale et de développement durable.
La population guinéenne atteint désormais 17,521,167 habitants, avec une croissance annuelle de l’ordre de 3,1%, révélant une transformation démographique rapide qui redéfinit les besoins de l’action publique.La structure territoriale demeure majoritairement rurale, avec 61,3% de la population vivant en milieu rural, tandis que 38,7% résident en zone urbaine, dont plus de la moitié concentrée à Conakry.Cette polarisation territoriale exige une nouvelle stratégie d’aménagement du territoire et de développement local.
La décentralisation effective devient ainsi un impératif de gouvernance.Le gouvernement engagera une nouvelle étape de territorialisation des politiques publiques, fondée sur trois priorités.
A cet égard, l’organisation prochaine des élections législatives et communales constitue une étape majeure dans l’enracinement de la Vème République.Ces échéances permettront de parachever la mise en place des institutions issues du nouvel ordre constitutionnel et de renforcer la légitimité démocratique de la République.