L'info à la source!

Kindia : Le Directeur préfectoral de l’Environnement promet des sanctions contre tout chef de cantonnement forestier qui violerait le repos biologique

Le repos biologique des essences forestières, décrété pour un mois par le ministère de l’Environnement et du Développement Durable, entre en vigueur sur toute l’étendue du territoire national. À Kindia, la Direction préfectorale de l’Environnement promet une application rigoureuse de cette mesure. Son premier responsable, Farah Kamano, met en garde les chefs de cantonnement forestier contre toute tentative de violation. Des sanctions disciplinaires, pouvant aller jusqu’à la révocation, sont envisagées.
Ce repos biologique vise à permettre à l’écosystème forestier de se reconstituer durant la période hivernale, propice à la régénération des espèces végétales et animales.
«Ce n’est pas nouveau pour nous. Chaque année, nous observons cette trêve forestière. Mais certains réfractaires continuent de défier l’autorité. Cette fois-ci, personne ne sera épargné», a martelé M. Kamano.
Pour s’assurer du respect strict de cette interdiction, le directeur indique avoir instruit le chef de section Forêt-Faune, en charge des 11 communes de la préfecture, de sensibiliser tous les chefs de cantonnement.
«Partout où j’entendrai le bruit d’une tronçonneuse, il y aura des comptes à rendre. Si l’explication ne tient pas, le chef de cantonnement concerné sera révoqué»,a-t-il averti.
Le responsable environnemental entend également s’impliquer personnellement dans la surveillance :
« Je compte effectuer des descentes inopinées dans les communes. L’objectif est clair : veiller à l’application stricte des instructions ministérielles», Dit-il.
Par ailleurs, cette période de repos biologique sera mise à profit pour entamer des opérations de reboisement. Des sites comme Sougueta et Linsan sont déjà identifiés, en attendant l’arrivée des plants et des instructions hiérarchiques.
«C’est maintenant qu’il faut planter. Il pleut, et les conditions sont favorables pour que les plants prennent bien», a-t-il expliqué.
Farah Kamano appelle enfin à une mobilisation générale, particulièrement celle des médias, pour sensibiliser les communautés rurales souvent impliquées dans les coupes illégales. «L’environnement n’est pas l’affaire d’un seul ministère. C’est notre milieu de vie à tous. Et si nous ne le préservons pas, nous courons vers la catastrophe», a-t-il conclu.

Toupsib depuis Kindia