Élections communales : sur les 1 056 dossiers reçus, 788 validés et 268 rejetés
À l’approche du double scrutin prévu pour le 31 mai 2026, la Directrice générale des élections (DGE) a animé une conférence de presse ce vendredi 24 avril. L’objectif était de faire le point sur l’état d’avancement du processus électoral. Lors de ce « grand oral », Djenabou Touré est revenue en détail sur la gestion des candidatures pour les législatives et les communales.
Concernant le scrutin communal, la Directrice générale a indiqué que sur un total de 1 056 dossiers reçus, 788 ont été validés et 268 ont été rejetés.
La disparité homme-femme reste marquée : parmi les candidatures validées, on dénombre 13 432 hommes contre 5 570 femmes, soit une représentativité féminine de 29 %.
« Pour les 375 communes du territoire national, soit 375 circonscriptions électorales, nous avons reçu 1 056 dossiers. Sur ce total, 788 ont été validés et 268 rejetés, soit environ 25 % de rejets. Vous constaterez une forte prédominance masculine avec 13 432 hommes. Les femmes sont au nombre de 5 570, ce qui représente 29 %. Le quota légal de 30 % n’a donc pas été atteint, à 1 % près », a précisé Djenabou Touré.
La Directrice générale s’est également exprimée sur les polémiques entourant certaines listes de candidatures. Certains candidats accusent en effet la DGE d’avoir arbitrairement éliminé leurs dossiers. Sur ce point, Djenabou Touré a tenu à préciser que son institution n’a aucune prérogative pour s’immiscer dans la gestion interne des partis, des mouvements politiques ou des candidatures indépendantes.
« Les organisations désignent des mandataires dans chaque commune pour valider ou déposer leurs listes. Le choix du mandataire permet de confirmer quelle liste est officiellement valable. Ces mandataires sont désignés par la coordination nationale du mouvement », a-t-elle expliqué.
En revanche, la DGE dispose du pouvoir d’invalider un candidat ou une liste si le dossier est incomplet.
« Certains diront que nous avons fait une sélection ou éliminé beaucoup de gens. Pourtant, lorsqu’un candidat n’a pas d’adresse, pas de carte nationale d’identité, ni même de carte d’électeur, nous demandons systématiquement son remplacement pour éviter de rejeter toute la liste. Mais si plus de six candidats sur une même liste ne disposent pas d’acte de naissance ou de casier judiciaire, la liste est alors éliminée d’office », a-t-elle conclu.
À la suite de la publication de ces résultats provisoires, plusieurs candidats ont saisi les juridictions de première instance pour trancher les contentieux électoraux. Une fois que les tribunaux de première instance ou les justices de paix auront rendu leurs décisions, la Direction générale des élections publiera la liste définitive des candidatures.
Facinet Camara