Enseignement supérieur : Dre Diaka Sidibé engage un vaste chantier de qualification du système de recherche scientifique
Dans un élan de renforcement des capacités opérationnelles des institutions de recherche scientifique, le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation a engagé un vaste chantier de réforme du système de recherche en Guinée. S’inscrivant dans cette logique, la Direction générale de la recherche scientifique, sous le leadership de la Dre Diaka Sidibé, a organisé ce vendredi 12 juin 2026 un atelier consacré à l’opérationnalisation des équipes de recherche thématique. Une initiative majeure qui participe à la dynamique de qualification de notre système de recherche.

Dans son discours d’ouverture, la Directrice générale de la recherche scientifique, la Dre Fatoumata Sylla, a rappelé que dans un contexte mondial marqué par l’accélération des progrès scientifiques, technologiques et numériques, ce sont les nations qui investissent dans la recherche et le développement des compétences qui parviennent à relever durablement les défis économiques, sociaux, environnementaux et sanitaires auxquels elles sont confrontées.
Pour la République de Guinée, la recherche scientifique doit être davantage mobilisée comme un instrument stratégique de transformation et de développement durable. Elle doit contribuer à la production de connaissances, l’amélioration des politiques publiques, la valorisation des ressources naturelles, la modernisation de notre économie ainsi que la création de solutions adaptées aux besoins réels de nos populations.

Dans cette perspective, le gouvernement, sous le leadership éclairé du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, a engagé d’importantes réformes visant à renforcer l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.
Pour la Directrice générale, les équipes de recherche thématiques constituent l’un des piliers essentiels de l’organisation moderne de la recherche. Elles permettent de fédérer les compétences, de couvrir les problématiques scientifiques prioritaires, de promouvoir la recherche collaborative et interdisciplinaire, de renforcer l’encadrement des étudiants de master et de doctorat, et d’accroître la visibilité ainsi que l’impact des productions scientifiques des institutions.
«Elles représentent également un cadre privilégié pour la mobilisation de financements compétitifs, le développement de partenariats nationaux et internationaux, ainsi que la valorisation des résultats de la recherche au service du développement national.»
Toutefois, malgré les efforts déjà accomplis, la Dre Fatoumata Sylla a révélé que plusieurs équipes de recherche évoluent encore dans un environnement insuffisamment structuré. L’absence de mécanismes harmonisés de création, de gouvernance, de fonctionnement, de suivi et d’évaluation constitue souvent un frein à leur performance et à leur capacité à produire des résultats à la hauteur des attentes.
D’où l’intérêt de cet important atelier, qui appelle à réfléchir collectivement sur les modalités de structuration, de fonctionnement et d’accompagnement de ces équipes. Selon elle, ces échanges permettront notamment de renforcer les capacités des responsables et des membres des collectifs de recherche.

Avant de clore son intervention, la Dre Fatoumata Sylla a réitéré les attentes liées à cet atelier, qui doit déboucher sur des propositions concrètes et consensuelles afin de disposer d’équipes de recherche mieux structurées, plus dynamiques et résolument orientées vers l’excellence scientifique. Pour elle, la réussite de cette initiative dépendra de l’engagement de chacun. C’est pourquoi, au nom de la ministre, la Dre Diaka Sidibé, elle a invité les participants à s’impliquer activement dans les travaux, à partager leurs expériences et à contribuer à l’élaboration de solutions réalistes et adaptées aux réalités institutionnelles du pays.
Au regard de l’importance stratégique de cette initiative, la Directrice générale a exhorté l’ensemble des parties prenantes à œuvrer avec détermination pour l’effectivité des équipes de recherche au sein des institutions. Cette ambition constitue non seulement un engagement majeur inscrit dans la lettre de mission signée par Mme la ministre, mais également une responsabilité qui participe à la concrétisation de la vision de refondation portée par le chef de l’État.
En guise de conclusion, elle a rappelé le devoir collectif et sacré de bâtir un système de recherche scientifique performant, capable de produire des savoirs de pointe, de stimuler l’innovation et d’accompagner efficacement le développement de la Guinée.
Facinet Camara