Donald Trump prévient l’Iran que «le temps est compté» avant une possible attaque américaine
Donald Trump a pressé l’Iran de conclure un accord, affirmant sur sa plateforme Truth Social que « le temps était compté » avant une attaque américaine contre Téhéran. « Espérons que l’Iran acceptera rapidement de s’asseoir à la table et de négocier un accord juste et équitable – PAS D’ARMES NUCLÉAIRES », a écrit le président américain, menaçant d’une attaque « bien pire » que les frappes américaines en juin dernier contre des sites nucléaires iraniens.« Une immense armada se dirige vers l’Iran. Elle avance rapidement, avec puissance, enthousiasme et détermination. Cette flotte, menée par le porte-avions Abraham Lincoln, est plus importante que celle envoyée au Venezuela. Comme pour le Venezuela, elle est prête à accomplir sa mission rapidement, avec violence si nécessaire », a souligné Donald Trump.
L’Iran « répondra comme jamais » en cas d’agression
L’Iran « répondra comme jamais » en cas d’agression américaine, a réagi la mission iranienne à l’ONU sur X. « La dernière fois que les États-Unis se sont engagés par erreur dans les guerres d’Afghanistan et d’Irak, ils ont gaspillé plus de 7 000 milliards de dollars et perdu plus de 7 000 vies américaines. L’Iran est prêt au dialogue, fondé sur le respect et les intérêts mutuels. MAIS SI ON LE PROVOQUE, IL SE DÉFENDRA ET RÉAGIRA COMME JAMAIS AUPARAVANT ! », dit le message.
Les jours du régime iranien « sont comptés », dit Merz
« Je reste convaincu qu’un régime qui ne peut se maintenir au pouvoir qu’en recourant à la violence pure et à la terreur contre sa propre population a ses jours comptés, a de son côté déclaré le chancelier allemand Friedrich Merz. Cela pourrait se compter en semaines. »
« Cela pourrait se compter en semaines », a-t-il ajouté. « Ce régime n’a aucune légitimité pour gouverner » l’Iran, a-t-il déclaré, rejoignant le souhait de l’Italie d’inscrire le Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne. Le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani va faire cette proposition jeudi à ses collègues de l’UE. Friedrich Merz a dit regretter « qu’il y ait encore un ou deux pays de l’Union européenne qui ne soient pas prêts » à ce classement.
Téhéran exclut des négociations tant que Washington poursuit ses « menaces »
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, avait réagi aux déclarations du président américain Donald Trump en affirmant que l’Iran refusait toute négociation menée sous la menace d’une intervention militaire. « Faire de la diplomatie tout en formulant des menaces militaires ne peut être ni efficace, ni utile », a déclaré M. Araghchi à la télévision, assurant que pour négocier, les Américains allaient devoir « cesser les menaces, les demandes excessives ».
Il a toutefois précisé que plusieurs pays cherchaient actuellement à jouer les intermédiaires et étaient en contact à la fois avec Téhéran et Washington afin de faciliter d’éventuelles discussions entre les deux pays. Dans ce contexte, le ministre égyptien des Affaires étrangères s’est entretenu ce mardi 27 janvier avec son homologue iranien, avant de parler avec l’émissaire américain Steve Witkoff.
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian s’est entretenu avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman, affirmant que l’Iran était prêt à s’engager dans un processus visant à éviter une guerre, à condition que celui-ci s’inscrive dans le respect des règles internationales et des intérêts nationaux iraniens, résume notre correspondant à Téhéran, Siavosh Ghazi.
L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et l’Irak ont déclaré qu’ils refusaient que leur territoire serve de base à d’éventuelles attaques contre l’Iran. La Turquie a également affirmé son opposition à toute action militaire visant Téhéran.
Dans ces conditions, l’éventualité d’une reprise du dialogue entre l’Iran et les États-Unis reste incertaine, malgré les efforts de médiation en cours pour tenter d’éloigner la menace d’une intervention militaire américaine.
RFI

