Témoigne glaçant d’une victime des massacres du 28 sept: “J’ai été plusieurs fois violée par des hommes armés…”
Le meeting du 28 septembre 2025 au stade de même nom a été violemment réprimé par les forces de défense et de sécurité pourtant sensées de protéger une population civile. Ce événement tragique a laissé derrière lui un bilan macabre faisant au moins 150 personnes tuées selon les organisations de défense des droits humains, 57 morts selon le chiffre officiel du gouvernement et plus de 1 400 blessés et d’une centaine de femmes violées collectivement et victimes d’autres violences sexuelles. 16 ans après ce drame, certaines victimes continuent encore de porter les séquelles douloureuses de cet événement. De nombreuses femmes ont courageusement témoigné avoir été violées par plusieurs agresseurs, souvent en public au milieu du stade, sous la menace des armes. Les violences étaient accompagnées d’insultes dégradantes et d’une extrême brutalité (coups de pieds, coups de bâtons et crosses de fusil). Une victime rencontrée à l’occasion de la commémoration du 16è anniversaire des massacres du 28 septembre qui a bien voulu garder l’anonymat a raconté sa mésaventure.
«J’étais arrêtée au beau milieu du stade du 28 avec mes amis. Quand ils ont commencé à tirer on était paniqué tout le monde cherchait sa tête. Des militaires m’ont terrassé et quand je suis tombée, ils m’ont violé plusieurs fois. Je ne connais pas le nombre des hommes qui ont couché sur moi par qu’ils m’ont envoyé dans un coin isolé ou ils ont fait tout ça, je les voyais. Après avoir satisfait leur besoin, ils ont introduit la tête de larme dans ma partie intime, le sang coulait sur moi partout. Depuis ça, j’ai toujours ́des problèmes», a-t-elle témoigné
En dépit des condamnations une partie des victimes déclare n’avoir perçu aucun franc du montant alloué à l’indemnisation des victimes des massacres du 28 septembre 2009. C’est pourquoi notre interlocutrice a sollicité l’implication du Chef de l’État afin de faciliter leur indemnisation.
«Nous demandons le Général que c’est nous les vrais victimes du stade et on n’a pas été prise en compte dans l’indemnisation. On a été été écarté c’est nous qui avons suivie tout au stade. J’ai été touchée par balle aussi au niveau de ma cuisse droite le 28 septembre par des militaires armés. Ils m’ont frappée avec des matraques tout. J’ai passé dix jours en coma dans la douleur avec des traitements, les pansements et autres qui m’a sauvé aujourd’hui. Et jusqu’à présent, je souffre. Donc, ce n’est pas moi seulement, il y a beaucoup et je connais des amies ici qui ont reçu des balles, elles sont devenus des handicapés», a t-elle déclaré
Le cas de cette dame est le prototype de plusieurs victimes qui attendent d’être indemnisés conformément au verdict rendu par le tribunal ad-hoc de Dixinn.
Ibrahima Camara

