Campagne électorale : Le message fort du Dr Sékou Koureissy Condé aux acteurs politiques
A moins d’un mois du double scrutin du 31 mai 2026, l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum Constitutionnel (ONASUR) a tenu une conférence de presse. L’objectif : faire le point sur les mécanismes mis en place pour garantir le bon déroulement des élections en Guinée.
Après avoir exposé en détail la mission et les mesures prises par son institution, le Dr Sékou Koureissy Condé, président de l’ONASUR, a adressé un message ferme à la classe politique guinéenne en cette période sensible. Il a tenu à rappeler les enjeux cruciaux des élections législatives et communales, tout en appelant les acteurs à assumer leurs responsabilités.

«Aujourd’hui, je m’adresse aux candidats, je m’adresse aux acteurs politiques à travers vous, pour leur dire qu’ils ont une grande responsabilité dans la vie nationale. Les deux précédentes élections, ce sont déroulées dans le calme, dans la quiétude sociale. Nous souhaitons vivement que le comportement électoral pour les élections législatives et communales suive et dépasse ce que nous avons vécu en 2025. C’est une recommandation que nous faisons à l’intention des acteurs politiques. Et lorsque je parle des acteurs politiques engagés, je parle de ceux qui ont eu l’intention de se présenter et qui n’ont pas pu se présenter, qui ont eu l’intention de se présenter et qui n’ont pas été retenus, qui ont eu l’intention de se présenter et qui ont été retenus. Ceux qui ont été retenus sont 20 700 égales d’imaginaire. Donc, globalement, ceux qui ont eu l’intention de se présenter, on est dans les 60 000. C’est une première. Et cela doit être traité, surveillé, régularisé par un seul organe qu’on appelle la DGE. C’est le socle électoral. Et ce n’est pas un travail facile.»
Le président de l’ONASUR a ensuite insisté sur le rôle de chaque acteur pour garantir un climat de paix, rappelant que la campagne électorale ne doit en aucun cas devenir un champ de bataille.
« Ceux qui sont sur le terrain ne vont pas à la chasse. Ils n’y vont pas pour se bagarrer ni pour créer des incidents, mais pour évoluer dans un environnement électoral apaisé et structuré. Nous ne sommes pas obligés de critiquer lorsque ce n’est pas nécessaire. Nous ne sommes pas obligés d’être contre son propre pays. Pour dire, celui qui représente mon propre pays est mon ennemi, ce n’est pas normal.»
Il a également rappelé une distinction fondamentale en démocratie : si l’opposition est un droit, la violence, elle, est un délit.
« L’opposition est démocratique et républicaine, mais la violence ne l’est pas. Qu’elle soit verbale, comportementale ou écrite, la violence relève du droit pénal et sera sanctionnée par la loi », a-t-il précisé avec fermeté.
Pour le Dr Koureissy Condé, l’issue du scrutin du 31 mai 2026 est déterminante pour l’avenir de la nation. Elle doit permettre à la Guinée d’affirmer une nouvelle culture électorale et des pratiques saines, destinées à être transmises aux générations futures.
Facinet Camara