Sous l’égide de Dre Diaka Sidibé, le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à travers la Direction générale de la recherche scientifique, a organisé ce jeudi 18 juin 2026 un atelier pour redynamiser des revues scientifiques. Cette initiative, portée par Dre Fatoumata Sylla, directrice générale de la recherche scientifique, vise à réorganiser et à professionnaliser les revues scientifiques en Guinée.
Cet atelier, qui a réuni les différents acteurs impliqués dans le processus, permettra sans nul doute au département de disposer d’un état des lieux consolidé des revues scientifiques nationales, d’une identification claire des besoins prioritaires, d’orientations stratégiques partagées, d’un cadre harmonisé de fonctionnement ainsi que d’un mécanisme de suivi et d’accompagnement.
« L’objectif de cet atelier est de contribuer à la réorganisation et à la professionnalisation des revues scientifiques. Nous en attendons des résultats concrets et opérationnels. À son terme, nous devrons disposer d’un état des lieux consolidé des revues scientifiques nationales, d’une identification claire des besoins prioritaires, d’orientations stratégiques partagées, d’un cadre harmonisé de fonctionnement ainsi que d’un mécanisme de suivi et d’accompagnement », indique Dre Fatoumata Sylla, soulignant que la publication scientifique constitue l’un des principaux indicateurs de la vitalité d’un système de recherche. Elle permet non seulement de diffuser les résultats des travaux, mais également de renforcer la visibilité des institutions, de favoriser les échanges entre les enseignants-chercheurs et de contribuer au rayonnement scientifique du pays.
« C’est dans cette perspective que le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, à travers la Direction générale de la recherche scientifique, a engagé plusieurs réformes, dont l’une des principales aujourd’hui consiste à professionnaliser le système national de publication scientifique. »
La directrice générale de la recherche scientifique a par ailleurs souligné que la réussite de cet exercice dépendra largement de la qualité des échanges et de l’engagement de chacun des participants. C’est pourquoi elle les a incités à prendre activement part aux discussions, à faire preuve d’ouverture d’esprit et à privilégier une approche constructive, orientée vers des solutions durables.
Avant de clore son propos, Dre Fatoumata Sylla a exprimé sa profonde gratitude à Mme la Ministre, Dre Diaka Sidibé, ainsi qu’à tout son cabinet, pour leur soutien constant aux initiatives de développement de la recherche scientifique et leur engagement en faveur de la valorisation des productions nationales. Elle a également remercié toutes les institutions partenaires, les responsables des revues scientifiques ainsi que l’ensemble des personnes-ressources qui ont répondu à l’invitation et accepté de contribuer à la réussite de cet atelier.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Facinet Conté, a mis l’accent sur l’importance et la nécessité de redynamiser ces revues.
« Vous savez, chez les enseignants-chercheurs, c’est un peu comme dans l’armée : ce sont les grades qui rythment la carrière. Et pour monter en grade, il faut publier. Ces publications se font dans les revues scientifiques. Il est donc primordial aujourd’hui que notre système puisse disposer d’un certain nombre de revues capables d’aider les enseignants à progresser. »
Pour lui, cet atelier permettra de formuler toutes les recommandations nécessaires pour que les revues puissent accompagner efficacement les enseignants-chercheurs et les amener à produire des articles de qualité, pour le plus grand bien du système d’enseignement supérieur guinéen.
« Nous avons des enseignants qui ne publient pas suffisamment, alors qu’un enseignant-chercheur se caractérise aussi bien par ses enseignements que par sa recherche. Et ces recherches doivent être publiées dans des revues scientifiques. Si nous parvenons à redynamiser ces revues, il va sans dire que nous connaîtrons une augmentation significative du nombre de publications au niveau de nos institutions d’enseignement supérieur. »
Le Dr Facinet Conté a conclu en rappelant que, sur les quatre dernières années, son département a formé 1 000 enseignants-chercheurs, dont la moitié a obtenu le grade de docteur. Une prouesse qui a nettement contribué à améliorer le taux d’encadrement dans les institutions, avec une répercussion positive attendue sur le volume des publications dans l’enseignement supérieur.
Facinet Camara