Le premier choc de ce Mondial 2026 a tenu toutes ses promesses avec une séduisante équipe du Maroc qui peut nourrir des regrets après avoir mené face au Brésil. Mais le talent de Vinicius a suffi à la Seleção pour partager les points (1-1).
La technique était marocaine, la possession aussi, le culot, le beau jeu également. Pendant cette première demi-heure qui a sublimé les supporters marocains et énervé les Brésiliens, les demi-finalistes du dernier Mondial ont montré qu’ils avaient bien grandi, pris de la bouteille, de l’assurance et qu’ils étaient prêts à s’asseoir à la table des grands de cette Coupe du monde.
Le Maroc a logiquement ouvert le score face à un Brésil méconnaissable grâce à Ismaël Saibari, d’un but à la brésilienne. Le bijou : Brahim Diaz, depuis le rond central, répond à l’appel de Saibari et lui adresse une passe en profondeur entre Marquinhos et Gabriel. L’attaquant marocain s’en va défier Alisson et pique son ballon pour battre le portier brésilien. Le Maroc est devant.
Sous les yeux des légendes Ronaldo et Roberto Carlos, les hommes de Mohamed Ouahbi concrétisent une nette domination déjà illustrée par des occasions, dont celle d’El-Aynaoui, qui rate l’opportunité de mettre les siens devant sur une passe en retrait de Mazraoui, auteur d’un débordement sur son côté (6e).
Le Maroc peut nourrir quelques regrets
Mais le Brésil n’a peut-être pas l’épaisseur collective du Maroc. Avec Vinicius, Raphinha et Paqueta, il possède toutefois le talent offensif nécessaire pour marquer à tout moment. Igor Thiago a d’ailleurs failli transformer en but la toute première occasion des siens sur un débordement de Vinicius, mais l’attaquant de Brentford a manqué sa reprise de la tête (13e). Sur la deuxième opportunité, un exploit de Vinicius, le Brésil a recollé (32e). Une efficacité à 100 % garantie par le talent de l’attaquant du Real Madrid.
Le Maroc peut regretter de ne pas avoir enfoncé le clou après son but, tant les occasions d’Hakimi (27e) et de Brahim Diaz (30e) auraient dû le mettre davantage à l’abri.
D’autant que le naturel du Brésil est revenu au galop en seconde période, avec un Raphinha qui s’est enfin hissé au niveau de Vinicius pour amener le danger dans la surface marocaine. Mais lors des moments chauds, les Lions de l’Atlas ont su compter sur leur gardien Bono, qui s’interpose sur une frappe de l’attaquant du Barça (78e) et, surtout, sauve les siens sur une mauvaise passe en retrait d’Issa Diop que Raphinha convoitait avidement (83e).
Dans une fin de match irrespirrable, le Maroc a eu la balle de la victoire sur une frappe d’El-Aynaoui repoussée par Alisson (90+9).
Au bout du compte, Maroc a certainement raté l’occasion de frapper un grand coup en laissant passer sa chance en première période. Le Brésil, lui, a su réagir grâce à ses talents et aurait pu également décrocher les trois points avec une meilleure seconde période. Mais, quelque chose nous dit qu’il faudra certainement compter avec les Lions de l’Atlas dans ce Mondial.
RFI