Prix plafonnés : Vers des sanctions sévères pour les commerçants contrevenants

Suite à la signature du protocole d’accord fixant le plafonnement des prix des denrées de première nécessité ce lundi, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG) a tenu une conférence de presse ce mardi 17 février 2026. L’objectif : expliciter les contours de cet accord visant à protéger le panier de la ménagère.

​Devant les médias, le Directeur national du commerce intérieur et de la concurrence, Mohamed Traoré, a précisé que cette mesure s’inscrit dans une dynamique de régulation des prix des produits de grande consommation. Cette initiative vise particulièrement à stabiliser le pouvoir d’achat des citoyens durant les périodes du Mois Saint de Ramadan et du Carême chrétien.

​Selon le Directeur national, cette mesure ne constitue ni une baisse imposée, ni une hausse, mais un prix plafond infranchissable. L’idée est d’empêcher toute augmentation fantaisiste des tarifs. Ces prix varient selon l’éloignement géographique des localités. Dans la zone spéciale de Conakry par exemple, le sac de riz étuvé est plafonné à 280 000 GNF, un sac de sucre de 50 kg ne doit pas excéder 350 000 GNF.

​Le calcul de ces tarifs a intégré les charges des opérateurs économiques ainsi que le revenu moyen des ménages. « Pour l’intérieur du pays, les prix varieront en fonction de la distance et de la manutention. Chaque préfecture aura son propre prix plafond. La concurrence demeure toutefois libre : les opérateurs peuvent proposer des tarifs inférieurs à la limite fixée », a précisé M. Traoré.

​Cette mesure vise à mettre fin à l’anarchie des prix, où des écarts de 10 000 à 30 000 GNF étaient parfois observés entre deux boutiques pour un même produit. Pour garantir l’application du protocole, un dispositif de surveillance rigoureux est instauré.

Le ministère, en collaboration avec la CCIAG, invite la population à la vigilance et met à disposition le numéro vert 142 pour signaler tout abus.

«Toute vente au-delà de ces tarifs constitue désormais une infraction économique. Les contrevenants s’exposent à des sanctions sévères, allant de fortes amendes à la fermeture immédiate de leur établissement.

​Le Président de la CCIAG, Elhadj Mamadou Baldé, a rassuré les populations quant à l’engagement de son institution à vulgariser cet accord sur l’ensemble du territoire :

«​Chaque président préfectoral et régional collaborera avec les autorités locales (Préfets et Directeurs préfectoraux du commerce), des campagnes de sensibilisation seront menées via les radios locales pour informer les acteurs économiques et les consommateurs.», souligne t-il

​En conclusion, le président de la CCIAG a appelé les professionnels des médias à accompagner le gouvernement dans cette mission d’information. Il a également exhorté les commerçants au respect strict du protocole afin de faciliter l’accès des citoyens aux denrées essentielles en cette période de ferveur religieuse.

Il faut noter que tout contrevenants à ce protocole d’accord s’expose à des sanctuaires sévères allant jusqu’à la fermeture de la boutique et le paiement des contraventions.

​Facinet Camara