À l’approche du mois saint de Ramadan et du Carême chrétien, la flambée des prix des denrées de première nécessité s’est invitée au cœur des échanges, ce vendredi 13 février 2026. Lors d’une conférence de presse animée par le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, l’exécutif a tenté d’apporter des explications et de rassurer les ménages face à une inflation galopante.
D’entrée de jeu, le ministre a reconnu la réalité de la hausse des prix, tout en la replaçant dans un contexte international complexe. Selon lui, la concurrence entre consommation humaine et animale pèse lourdement sur l’offre :
« Les coûts mondiaux des produits alimentaires augmentent car les humains sont désormais en concurrence avec les animaux pour les mêmes ressources. Aujourd’hui, nous consommons autant de maïs que le bétail ou la volaille. Par conséquent, les prix grimpent. »
Outre la demande, le porte-parole a pointé du doigt les facteurs géopolitiques et logistiques : « Les tensions dans le Golfe influent sur le prix des hydrocarbures, tandis que le conflit russo-ukrainien continue de perturber le transport mondial. Lorsque les coûts de logistique augmentent, cela se répercute nécessairement dans l’assiette du consommateur. »
Face à cette conjoncture, Ousmane Gaoual Diallo a défendu le bilan de l’État, soulignant que sans intervention publique, la situation serait bien pire. Le levier principal reste la renonciation aux recettes fiscales sur les produits importés.
« Ce que le gouvernement fait, c’est atténuer l’impact. Pour cela, nous éliminons les taxes légitimes que l’État devrait percevoir à l’arrivée des produits », a-t-il expliqué. Prenant l’exemple concret de la consommation locale, il a ajouté : « Si le sac de pommes de terre passe de 350 000 à 400 000 GNF, dites-vous que sans l’annulation des taxes, on le paierait 600 000 GNF. L’action du gouvernement est là. Atténuer ne signifie pas annihiler toute hausse,ce qui est impossible, mais freiner la progression des prix. »
Ibrahima Camara