Après plusieurs jours de suspense, le visage du premier gouvernement de la Cinquième République commence à se dessiner. À travers un décret lu à la télévision nationale ce lundi 2 février, le Président de la République a procédé à la nomination partielle de l’équipe gouvernementale dirigée par Amadou Oury Bah. Cette décision du premier magistrat du pays suscite déjà de nombreux commentaires. Interrogé au lendemain de l’annonce, Morlaye Doumbouya, activiste rencontré à Gbessia, nous a livré ses impressions.
L’activiste a d’abord souligné qu’après l’investiture de Mamadi Doumbouya, les Guinéens attendaient avec impatience de connaître la composition de la nouvelle équipe. Un acte qu’il salue vivement :
« Depuis l’élection et l’investiture du Président Mamadi Doumbouya, la population attendait ce décret avec impatience. Hier, nous avons suivi avec intérêt cette nomination partielle. Ce gouvernement est composé d’hommes et de femmes qui bénéficient de la confiance du Chef de l’État et, par extension, de celle du peuple de Guinée. »
Pour Morlaye Doumbouya, cette équipe mérite l’accompagnement de l’ensemble des citoyens afin de permettre à la Guinée d’amorcer un véritable développement et de concrétiser la vision de refondation du Président élu.
« C’est un gouvernement qu’il faut soutenir dans le cadre de cette Cinquième République. Nous constatons que 80% des ministres ont été reconduits ou repositionnés selon la politique administrative du gouvernement, sous la direction du Premier ministre Bah Oury. »
L’activiste rappelle que le choix des membres du gouvernement relève du pouvoir discrétionnaire du Chef de l’État, qui nomme les cadres en fonction de ses priorités. Quant à ceux qui n’ont pas été reconduits, il tempère :
« Ceux qui sont partis n’ont pas forcément démérité. Il s’agit d’un recadrage ou d’un repositionnement. Certains ont été maintenus sur la base de leur bilan. Avant les élections, la Primature avait reçu les ministres pour évaluer leurs actions. Si la reconduction se base sur les résultats, il ne devrait pas y avoir de polémique. »
Avant de conclure, Morlaye Doumbouya a invité les Guinéens à la cohésion sociale pour bâtir une nation prospère :
« Il faut que les Guinéens conjuguent les mêmes verbes, surtout les verbes d’action. Travailler et agir ensemble pour que le pays avance. Pour un changement durable et un progrès partagé, nous devons nous donner la main. »
Enfin, il a lancé un appel à la jeunesse, l’invitant à se former et à s’investir dans l’entrepreneuriat et les projets innovants, piliers de la transformation socio-économique de la Guinée.
Facinet Camara