La mort d’Abdoulaye Sow, président de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), plonge le mouvement syndical guinéen dans une profonde tristesse.
Au siège de l’USTG, où les syndicalistes se sont rassemblés après l’annonce de cette triste nouvelle, la consternation était palpable sur tous les visages. Dans un entretien accordé à notre rédaction à cette occasion, la secrétaire générale du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), Kadiatou Bah, a exprimé son émotion. Elle retient d’Abdoulaye Sow l’image d’un homme dynamique, correct et transparent dans toutes ses actions. Kadiatou Bah a également souligné son engagement à rassembler les syndicalistes et à défendre sans relâche les droits des travailleurs.
« Le camarade président de l’USTG et secrétaire général de la FESABAG, Abdoulaye Sow, était pour nous un homme dynamique, un homme correct, un homme qui dit ce qu’il ressent et un homme transparent dans tout ce qu’il fait. Depuis deux ans, il a œuvré pour l’unification de l’USTG, il a œuvré pour l’unification du secteur. C’est comme s’il savait qu’il ne resterait pas longtemps. Ce qu’il ne faisait jamais, c’était de faire du mal à quelqu’un. Il disait ce qu’il ressentait, puis il revenait et te caressait pour que tu pardonnes, même si c’était toi qui étais en faute, » a-t-elle déclaré.
Pour la secrétaire générale du SLECG, la disparition du président de l’USTG est une perte immense pour le mouvement syndical guinéen, plus particulièrement pour le SLECG et l’USTG. Elle reconnaît en lui un homme dévoué au combat pour l’amélioration des conditions de vie et de travail en Guinée.
« Aujourd’hui, c’est donc une grande disparition pour le mouvement syndical guinéen, pour l’USTG en particulier, et pour le SLECG. Il s’est toujours levé pour défendre la cause des travailleurs, que ce soit du secteur privé, du secteur mixte, ou du secteur public. Notamment au niveau du SLECG, il nous a toujours accompagnés. Cela a été une surprise, on ne pouvait pas penser que cette maladie qui l’a frappé pendant 24 ou 48 heures allait l’emporter. Personne ne savait d’ailleurs qu’il était malade, tellement cela a été rapide, » a-t-elle confié.
Kadiatou Bah a ajouté que la disparition de cette figure emblématique du syndicalisme guinéen afflige tous les acteurs du monde syndical qui pleurent l’homme qui s’est sacrifié pour la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs guinéens.
« Aujourd’hui, nous sommes vraiment très tristes, très marqués et très choqués par la disparition de notre président. Si nous pleurions le Général Ibrahima Fofana et les autres, c’est aujourd’hui au tour de notre président Abdoulaye Sow, » a-t-elle indiqué.
Ibrahima Camara