Depuis ce lundi 24 novembre 2025, la capitale guinéenne, Conakry, est confrontée à une grave pénurie de carburant, caractérisée par une rupture d’approvisionnement dans la plupart des stations-service.
Cette crise est désormais palpable à Conakry et dans plusieurs villes de l’intérieur du pays, imposant d’énormes difficultés de mobilité aux citoyens. Pire encore, sur le marché parallèle, communément appelé marché noir, le prix du litre d’essence connaît une flambée exponentielle, au grand dam des usagers de la route.
D’après nos observations sur le terrain, le prix du litre d’essence varie entre 15 000 et 25 000 GNF. Cette réalité est particulièrement visible à Gbessia et dans d’autres quartiers de la ville, notamment le long de l’autoroute Le Prince.
Cet état de fait a entraîné une hausse spectaculaire des frais de transport : les conducteurs de moto-taxis, contraints par la pénurie, obligent les citoyens à payer le double, voire le triple du tarif habituel.
Pendant ce temps, la SONAP (Société Nationale des Pétroles), la structure en charge de la gestion du carburant, garde le silence face à cette pénurie qui s’aggrave de jour en jour.