Ce jeudi, 16 octobre 2025, la Direction générale des élections (DGE), a rendu public la caution de candidature pour l’élection présidentielle fixée à huit cent soixante-quinze (875) millions de francs guinéens. Cette annonce a suscité des réactions au sein de la classe politique guinéenne, qualifiant ce montant excessif et discriminatoire. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce vendredi, le président du RGT, Ousmane Dady Camara et président du Forum Ensemble pour la Guinée (EPG) a fustigé cette attitude venant des leaders qui se sont librement engagés à prendre part à cette consultation électorale quelque soit le montant de la caution. Soulignant que la plupart des partis politiques ont fait des déclarations sur l’honneur de présenter des candidats pour bénéficier des perdiemes au sein de la commission.
«Si vous ne pouvez payer une caution de 875 millions pour la question présidentielle, comment vous allez financer au minimum deux milliards de campagne, pour sensibiliser, être sur le territoire national, exposer votre projet de société ? Vous savez, nous avons alerté bien avant. Parce qu’on a dit que certains sont venus dans cette commission pour avoir les perdiemes de la commission. Et qui se sont permis de jurer sur honneur pour s’engager de se présenter comme candidat. Ils se sont engagés sur honneur d’être candidats, quel qu’en soit le montant à l’issue des travaux de cette commission. Donc si aujourd’hui, ils sortent encore pour dire que la caution est trop élevée, ils vont jouer avec l’esprit de qui ?», s’interroge t-il
La fixation du montant de la caution a suscité une vive indignation chez certains leaders politiques qui n’ont pas tardé à dénoncer la volonté d’exclure des candidats. Des réactions que le leader de RGT trouvent importunes dans la mesure où la caution a été fixée en commun accord avec les partis politiques membres de la commission.
«La Direction Générale des Élections a été très transparente, ils n’ont posé aucun acte sans cette commission. Ils ont attendu que les acteurs, ceux qui veulent être candidats indépendants, ceux qui veulent participer aux élections présidentielles avant de créer cette commission. Et c’est cette commission qui a travaillé sur ça. Il faut reconnaître une chose, les cautions viennent souvent des investissements faits au niveau des bulletins de vote, tout ce qui concerne les activités électorales présidentielles», souligne t-il
Ibrahima Camara