Le 28 septembre 2009, des milliers d’opposants au régime militaire guinéen de l’époque, dirigé par le capitaine Moussa Dadis Camara, s’étaient rassemblés pacifiquement au stade du 28 septembre à Conakry. Les forces de sécurité ont réprimé violemment cette manifestation. Selon les organisations de défense des droits humains, au moins 150 personnes ont été tuées (le chiffre officiel était initialement de 57), plus de 1 400 blessées et plus d’une centaine de femmes violées collectivement et victimes d’autres violences sexuelles. Lors des festivités de commémoration du 16è anniversaire de cette date marquant une page douloureuse dans l’histoire de la Guinée, certaines victimes non indemnisées sont encore revenus sur leurs mésaventures. D’après leurs témoignages, des militaires ont tiré à balles réelles sur la foule, achevé des blessés, et procédé à des viols d’une cruauté particulière.
«J’ai été fusillé plusieurs fois mais c’est trois balles qui m’avaient touché le 28 septembre 2009 à Enco 5. Les hommes armés sont venus minus de PM AK, ils m’ont tiré dessus les balles ont traversé mon corps. Les trois balles sont restées en mois, les personnes aux alentours m’ont conduit dans une clinique à kissosso. Là, j’ai directement subis une intervention chirurgicale pour extraire les balles et j’ai eu des côtes brisés jusqu’à présent cela nest toujours pas soigné (…) j’ai suivie également deux opérations générale et jusqu’à présent ça ne va pas», a déclaré Mamadou Saliou Baldé
Après 15 ans d’attente, le procès des évènements du 28 septembre s’est soldé par la condamnation de plusieurs accusés, dont l’ancien chef de la junte Moussa Dadis Camara, reconnus coupables de crimes contre l’humanité et condamnés à de lourdes peines de prison. Au-delà des condamnations pénales, les victimes réclament désormais la mise en œuvre effective des réparations ordonnées par le tribunal (compensation, soutien médical et psychosocial), un droit fondamental qui doit être respecté. «Nous prions le président c’est lui qui a initié ça qu’il nous aide pour que nous soyons indemnisé. Beaucoup ont été indemnisé mais nous avons été écartés pourtant nous sommes aussi des victimes», a lancé Mamadou Saliou Baldé
Mohamed Bangoura, une autre victime des massacres du 28 septembre 2009, appelle les autorités à faire face à leur situation en faisant en sorte que les toutes les victimes rendre en possession de leur dû.
«Je suis victime aux événements tragiques du 28 septembre, j’ai été blessé partout mon corps. Et depuis ce jour jusqu’aujourd’hui j’avais pas imaginer quelques choses venant du gouvernement mais le président nous a prouvé le contraire. Ils nous ont montré que nous sommes guinéens ils peuvent avoir pitié de nous en nous venant en aide. Nous avons vus, ils ont commencé à indemniser, mais nous on n’a pas été appelé d’abord et je n’ai rien reçu non plus. C’est pourquoi nous venons vers eux puisque nous sommes sous leur responsabilité et ceux qu’ils ont fait pour les autres d’élargir cela vers nous», a-t-il déploré
Ibrahima Camara