À l’approche de la rentrée scolaire, les parents d’élèves font face à une épreuve de taille : la flambée des prix des fournitures, transformant ce moment de renouveau en un véritable casse-tête financier. Alors que les listes de fournitures s’allongent, les budgets familiaux, déjà mis à l’épreuve par l’inflation généralisée, sont de plus en plus sous pression. La rentrée 2025 ne fait pas exception, confirmant une tendance à la hausse qui ne semble pas prête de s’inverser. A l’image des années précédentes, cette année encore la rentrée des classes arrive dans un contexte économique difficile. Dans les marchés de Conakry, nombreuses sont des vendeuses qui se plaignent de la rareté des clients. Au marché de Yattayah, dans la commune urbaine de Sonfoniah où notre reporter a fait un tour ce mardi, 16 septembre 2025, cette réalité est palpable. Interrogée, Salématou Bangoura, vendeuses de fournitures scolaires a mis l’accent sur la cherté des prix qui affecte le pouvoir d’achat des citoyens lambdas.
«Je vend les tenues, cahiers, bics et même les sacs. J’ai vu que les choses sont dures à l’heure là surtout cette année , gagner de l’argent c’est des problèmes, les choses sont devenues chère. Les fournitures que nous allons chercher ne sont plus comme avant, les bénéfices qu’on gagnait avant, ne sont plus d’actualité. Avant l’ouverture des classes dans les années précédentes, le prix des paquets de cahiers était à 170.000 GNF. Au jour d’aujourd’hui, ils sont a 180.000GNF et les tenues qui étaient à 320 000GNF, sont à 400 000GNF. Imagine, lorsqu’on fini les achats, nous devons déplacer des gens pour les embarquer, payer le transport, quel sera notre gain ? Nous n’aurons rien. Si ce qu’on vendait à 150 000GNF, tu dis à une cliente que ça coûte 180.000 GNF, elle n’achètera pas», a-t-elle déclaré
La situation met en lumière la nécessité d’une réponse coordonnée. Mariam Diakité, vendeuses de fournitures scolaires appelle les autorités à prendre des mesures pour rendre les prix accessibles aux familles à faible revenu.
«Pour les fournitures scolaires, je dirais qu’ils n’ont qu’a diminuer les coûts. Pour dire vrai, les prix sont trop élevés: les tenues, cahiers, livres, sacs, bics tous coûtent cher. Bientôt les inscriptions aussi. Si le gouvernement pouvait nous aider à ce qu’ils baissent le prix des fournitures, serait une bonne chose car le temps ne nous est pas favorable. Si tu viens à ta boutique, tu n’arrive même pas à vendre un sac de 50.000 GNF», a-t-elle lancé
En attendant, la rentrée scolaire reste un moment de stress financier pour des milliers de familles. Un défi qui s’ajoute au quotidien et qui nécessite des ajustements constants pour ne pas sacrifier l’avenir éducatif des enfants.
Ibrahima Camara