Homosexualité est-elle interdite en Guinée ?, “Tout mariage qui n’est pas entre un homme et une femme n’est pas admis” (Guillaume Having)

Depuis toujours, la législation guinéenne maintient une position ferme et répressive à l’égard de l’homosexualité, une réalité aujourd’hui renforcée par l’article 25 régissant la famille et le mariage dans le projet de nouvelle constitution. Dans son exercice de vulgarisation de ce texte ce samedi, 06 septembre 2025, à l’occasion d’une conférence de presse, le Directeur général du centre national de surveillance et de Police des pêches (CNSP), Guillaume Having a mis un accent sur la question de l’homosexualité. Selon l’ancien Ministre de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, l’article 25 du projet de constitution renforce le cadre juridique de la famille et du mariage, stupilant que le mariage c’est entre l’homme et la femme. Il a fait savoir que même si cette disposition constitutionnelle ne parle pas expressément de l’interdiction mais elle sous-entend que tout mariage qui n’est pas entre un homme et une femme est anti-constitution en République de Guinée.
«Je vous demande de partir lire le projet de nouvelle constitution en son article 25. On parle de la famille et on parle du mariage. Allez-y voir, c’est ce qu’on appelle le droit de famille. On dit que le mariage c’est entre un homme et une femme. Ça veut dire quoi ? Que tout mariage qui n’est pas entre un homme et une femme n’est pas un mariage admis. On n’a pas empressement dit l’homosexualité, mais l’article 25 du projet de nouvelle constitution est très clair là-dessus. On dit que le mariage c’est entre un homme et une femme et que l’État s’engage à respecter les droits du couple, c’est-à-dire le droit de l’homme mais aussi le droit de la femme, même après la séparation. Le mariage qui est institutionnalisé en République de Guinée, c’est le mariage entre un homme et une femme», a-t-il déclaré
Il faut rappeler qu’au-delà de cette institutionnalisation, le Code pénal guinéen, dans son article 274, stipule que “Tout acte impudique ou contre nature commis avec un individu de son sexe sera puni d’un emprisonnement de 6 mois à 3 ans et d’une amende de 500 000 à 1 000 000 de francs guinéens.” Des peines plus lourdes sont prévues si l’acte est commis avec un mineur ou s’il y a violence. Cette criminalisation est renforcée par d’autres dispositions du Code pénal, comme l’interdiction de “l’outrage public à la pudeur”, qui peut être utilisée pour réprimer la visibilité des personnes homosexuelles dans l’espace public.
Facinet Camara