A travers un communiqué rendu public lundi, 24 août 2025, le gouvernement à travers le Ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation (MEP-UA) a fixé la rentrée scolaire à la date du 15 septembre 2025 sur toute l’étendue du territoire national. Au lendemain de cette annonce qui suscite une vague de réactions, le porte-parole du MEPU-A, Mohamed Ansa Diawara a rappelé que cette décision s’inscrit dans le cadre du respect des neuf mois de cours. Ajoutant que l’objectif est d’avoir un temps normal de cours en faisant en sorte que les 1080 heures soient enseignées aux enfants.
«Notre objectif est d’avoir un temps normal de cours, c’est notre devoir de faire. Si on ne le fait pas, on aura trahit la nation. Donc aujourd’hui, nous souhaitons que les heures, les 1080 heures soient enseignées à nos enfants, quelles que soient les perturbations. C’est pourquoi nous avons pris neuf mois de cours», a-t-il indiqué lors d’un entretien accordé à notre rédaction ce mardi, 26 août 2025. Soulignant que le Ministère de l’enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation a pris une batterie de mesures pour le démarrage effectif des cours à partir du 15 septembre 2025.
«Nous avons toujours pris des mesures, il faut que les enfants, les enseignants soient disponibles en classe. Nous, chaque fois qu’on ouvre les classes, on fait d’abord une rentrée administrative. Les responsables d’école viennent, on organise l’école, on finalise les emplois du temps, le calendrier, tout. Et aujourd’hui, on reçoit les élèves. Nous, c’est les dispositions qu’on peut prendre», souligne t-il avant d’insister sur la nécessité pour les élèves de reprendre le chemin de l’école conformément au programme fixé par les autorités tout en demandant aux parents d’accepter d’envoyer leurs enfants à l’école à temps.
«Chacun est libre d’envoyer son enfant à l’école à temps. Parce que celui qui vient à l’école à temps, il suit les cours normalement et aucun cours n’est repris. C’est pourquoi en fin d’année, les parents qui acceptent d’envoyer les enfants à l’école, ces enfants ont du soubassement, ces enfants-là ont du poids. Il n’y a pas d’évaluation qui puisse les réussir. Mais quand vous venez une semaine après l’ouverture, deux semaines après l’ouverture, vous pensez rattraper ceux qui ont commencé le premier jour ? Non. Donc c’est une sensibilisation que nous faisons régulièrement à ce que les enfants, les parents, puissent libérer les enfants. Parce qu’on ne peut pas aller dans toutes les familles, aller prendre les enfants, amener. Mais voilà, on leur dit, voici la date butoir de l’ouverture. Et nous, on a pris toutes les mesures pour mobiliser tous les enseignants à cet effet, que les enseignants soient à classe pour pouvoir donner les cours. Mais les enseignants ne vont jamais revenir sur les cours dispensés pour les retardataires. C’est pourquoi chacun, chaque famille doit pouvoir respecter cette date de l’ouverture.»
Le porte-parole du MEPU-A a ensuite indiqué que le socle le plus solide pour un enfant dans une école, c’est le début de l’année, ce sont les premiers cours. C’est pour cette raison, il a invité les parents d’élèves à tout mettre en œuvre pour que les enfants soient massivement présents dans les concessions scolaires le jour de l’ouverture des classes.
«J’inviterai les parents, au nom de son excellence, M. le ministre Jean-Paul Sidi, à ce que tous les enfants soient présents, parce que ce que nous faisons, on le fait pour eux, on ne le fait pas pour nous. Ce que nous faisons, encore une fois, on le fait pour la progéniture», a lancé Mohamed Ansa Diawara
Ibrahima Camara