Mise en garde de DGE: le président de l’ANG salue cette décision qui  sonne la fin de la récréation 

Alors que le gouvernement est mobilisé pour vulgariser le projet de constitution, certains citoyens se croyant malicieux tentent de profiter de cette situation pour enclencher la campagne referendaire. Face à cette volonté manifeste en violation des règles de jeu démocratique, la Direction générale des élections (DGE), à travers un communiqué lu à la télévision nationale a invité l’ensemble des citoyens à s’abstenir de toute activité assimilable à une campagne liée au référendum constitutionnel, en vue de se conformer strictement aux dispositions légales en vigueur. Une mise en garde courageuse qui vient à point nommé, selon le président de l’ANG, Mohamed Cissé.
«C’est une très bonne décision et je pense que c’est tombée au bon moment. Il y a des gens qui ont tendance d’être rois plus que le roi. Il faut attendre que le pays soit structuré. Nous avons des règles, nous avons des principes et il y a des lois qui sont là. Il faut que chacun respecte ces lois, c’est ce qui fait d’un État un État fort. Je pense que que ce soit la campagne référendaire ou que ce soit les autres campagnes des autres élections, tout est prévu. Chaque événement est prévu par la loi. Il faudrait que chacun accepte le jeu. Il y a des gens qui sont pressés, qui sont sur le terrain pourtant, nous avons presque les mêmes objectifs. Mais il faut attendre que la loi nous donne l’autorisation d’aller sur le terrain.»
Cependant, le leader de l’ANG a ténu à faire le distinguo entre la campagne référendaire et la vulgarisation du projet de constitution, une démarche logique visant à partager le contenu du document avec l’ensemble des citoyens.
«Il faut dissocier les deux. Lorsque vous décidez de proposer un contrat au peuple, il est de votre obligation de présenter chaque article aux citoyens. Les citoyens doivent s’approprier. Ils doivent savoir pourquoi ils doivent voter oui ou non. C’est une démarche qui est logique, qui est normale, prévue d’ailleurs par la loi. La vulgarisation doit se passer non seulement par les médias, mais aussi les portes à portes. C’est tout à fait normal qu’on vulgarise la constitution. Et ça devrait même être fait dans toutes les langues de notre localité», précise Mohamed Cissé
En vertu de la loi en vigueur, la campagne pour le référendum constitutionnel est ouverte 21 jours avant la date du scrutin et close 48 heures avant la tenue du vote.
Ibrahima  Camara