Référendum constitutionnel: “Le OUI que nous disons n’est pas naïf, il est lucide. C’est un OUI d’architectes, pas de spectateurs” déclare Ahmed de Paris 

Depuis la remise officielle du projet de nouvelle constitution au Président de la République, le gouvernement et les partisans du pouvoir ont pris leur bâton de pèlerin pour sillonner les quatre coins du pays pour expliquer le contenu du ce texte à la population à la base. Une démarche permettant à tout un chacun de prendre connaissance du contenu de ce texte avant le jour du référendum prévu le 21 septembre 2025. Dans un entretien accordé à notre rédaction à cet effet, le président de l’Alliance guinéenne pour le développement, Ahmed Sékou Camara alias Ahmed de Paris a donné sa lecture sur le contenu du projet de nouvelle constitution, soulignant que ce texte n’est pas une simple révision juridique. Il est, en vérité, une tentative de réconciliation entre la Guinée et son propre rêve interrompu.
«Depuis l’aube de notre indépendance, nous avons connu des constitutions qui ressemblaient davantage à des promesses qu’à des pactes durables. Celle-ci, pour la première fois depuis longtemps, ne parle pas au nom d’un homme. Elle parle à hauteur de nation. Elle ne cherche pas à briller par des slogans, mais à tenir par des équilibres. Elle ne s’écrit pas pour plaire, mais pour durer», a-t-il indiqué tout en mettant un accent sur les innovations du projet de nouvelle constitution.
«Ce qui change véritablement dans ce texte, ce n’est pas uniquement ce qui est inscrit, mais ce que cela signifie. Limiter le pouvoir, c’est ouvrir l’avenir. Renforcer la justice, c’est redonner au peuple le droit d’avoir confiance. Redonner de la voix aux collectivités, aux jeunes, aux femmes, c’est reconnaître que la nation n’appartient à personne, si ce n’est à son peuple tout entier.
Ce texte est une réponse à une fatigue collective. Il introduit un souffle nouveau, un souffle d’équilibre, de mesure, de maturité», souligne t-il
Le leader de l’Alliance guinéenne pour le développement a par ailleurs rappelé aux guinéens qu’il est temps de rompre avec le cercle des recommencements douloureux. Estimant que l’Histoire ne nous pardonnera pas une énième occasion manquée.
«Nous avons le devoir d’ouvrir une porte, même si elle n’est pas parfaite, plutôt que de rester éternellement enfermés dans l’attente du moment idéal.
Le OUI que nous disons n’est pas naïf. Il est lucide. C’est un OUI d’architectes, pas de spectateurs. Un OUI qui veut bâtir sur du dur, et non rêver dans le vide», martèle Ahmed Sékou Camara
Enfin, il a profité de l’occasion pour inviter la population guinéenne à voter massivement en faveur du “Oui” lors du référendum constitutionnel du 21 septembre. Déclarant que le OUI n’est pas une faveur accordé à un régime mais plutôt une prise de responsabilité pour la République.
«Nous avons trop pleuré les rendez-vous manqués pour ignorer celui-ci.
Aller voter, c’est croire encore. C’est espérer sans fuir. C’est prendre part, même quand on a été blessé.
La Guinée que nous voulons est devant nous  mais elle ne se livrera qu’à celles et ceux qui auront le courage de la réclamer dans les urnes. Le OUI n’est pas une faveur que l’on fait au régime. C’est une responsabilité que l’on prend pour la République. Debout, soyons nombreux. Que chacun, à sa place, écrive ce tournant de notre Histoire», a lancé le président de l’AGD
 Cet homme politique et un soutien inconditionnel du Général Mamadi Doumboya a déployé des dizaines dans les quartiers de Conakry pour vulgariser le projet de nouvelle constitution au plus près des populations de la capitale.
Facinet Camara