Éclatement de 5 départements ministériels: un activiste de la société civile apprécie la décision, “C’est une bonne chose”

Dans un décret lu à la télévision nationale dans la soirée du lundi 30 juin 2025, le président de la transition, Général Mamadi Doumbouya a procédé à l’éclatement de 5 départements ministériels en 10. Cette décision qui concerne notamment le ministère de la jeunesse et des sports, de la culture du tourisme et de l’artisanat ainsi que trois autres départements est vivement appréciée par le président de la CONASOC. Pour Moussa Sangaré, cet acte du Chef de l’État permet de donner plus d’efficacité aux départements concernés.
«C’est une bonne chose, moi je pense que, vu l’efficacité de ces départements actuellement, c’est une très bonne chose», a-t-il apprécié
Pour beaucoup, l’éclatement des départements ministériels entraîne un coût supplémentaire du budget de l’État. Un avis que le président de CONASOC rejette soulignant qu’avant la Guinée avait 39 portefeuilles ministériels.
«Il n’y a pas d’État pauvre je  le dis toujours lorsqu’on divise un ministère, ce sont les ministères groupés qu’on sépare. Peut-être ce qui va changer un peu, c’est au niveau du cabinet, le reste, rien ne change. C’est le même personnel qui sera divisé maintenant en fonction des choses. Donc la seule augmentation significative qu’on peut avoir ici, c’est au niveau du cabinet. Ministres, secrétaires généraux, chefs de cabinet, conseillers a part ça, rien. Parce que déjà, les ministères sont là. Mais avec tous les conseillers liés à chaque secteur, on ne fait qu’envoyer chaque conseiller dans le domaine dans lequel il est.  Avant en Guinée, il y avait près de 39 ministères et ces ministères-là étaient bien logés. Quand tu prends le ministère de l’Agriculture et de l’Élevage, qui est combiné aujourd’hui, il y avait le ministère de l’Agriculture dans le même ancêtre que le ministère de l’Élevage. Ils étaient dans le même ancêtre. Il y a des bâtiments pour ça. On ne changera rien», souligne t-il
Ibrahima Camara