Ces derniers temps, nous assistons à la prolifération à des drames liés à la consommation de la drogue Kush en Guinée plus particulièrement dans la capitale Conakry. Nombreux sont des jeunes dont l’âge varie entre 15 à 30 ans qui ont perdu la vie après avoir consommé ce stupéfiant devenu un problème de santé publique. Le dernier cas en date, c’est le décès ce mardi 24 juin de 4 jeunes au quartier Keïtayah dans la commune Kagbélén. Une situation qui ne laisse pas les acteurs de la société civile indifférent. Dans un entretien accordé à notre rédaction ce mercredi 25 juin 2025, le président de la CONASOC, Moussa Sangaré a exprimé son indignation face à ce phénomène qui prend de l’ampleur en Guinée.
«Ce que je dirais aux jeunes, c’est de laisser toute forme de drogue et de se consacrer à l’essentiel, la formation. Quand on dit qu’il n’y a pas de travail, formez-vous. Avec tous les projets gigantesques qui sont là, même si la Guinée a des milliards d’emplois, ce sont les jeunes qualifiés qui seront employés. Et ne soyez pas surpris que dans ce projet Simandou et tous les projets miniers, de voir des étrangers travailler. Qu’est-ce que les jeunes doivent faire ? En fonction des potentialités du pays, ils doivent orienter leur formation. Pas des formations académiques, mais des formations professionnelles qui leur permettront d’intégrer», souligne t-il avant d’interpeller les jeunes sur la dangerosité de la drogue.
«Moi, le message que je dirais aux jeunes, la drogue n’est pas un moyen de faire disparaître les soucis. Ça ne fait qu’augmenter d’autres problèmes, parce que ça va venir avec des problèmes de santé.Ceux qui meurent, quels autres soucis ils auront ? Ils ont plongé les parents dans la misère. Imaginez éduquer un enfant, l’élever jusqu’à 20 ans, et que cet enfant meurt pour des futilités. On peut dire que c’est des jeunes qui pensent faire bien, mais on s’incline pieusement devant leur mémoire», a lancé Moussa Sangaré
Le président du CONASOC a également invité les autorités à prendre ses dispositions pour mettre fin à la commercialisation de la drogue Kush qui fait des ravages en Guinée.
«L’autorité doit s’éveiller. Tous ceux qui sont en train d’importer cette drogue, ou qui sont en train de commercialiser, ou qui facilitent même le passage, doivent être interpellés et flétris avec la dernière énergie. Moi, je lance un appel solennel à toutes les forces de défense et de sécurité d’empêcher le passage de toutes les drogues, en particulier la Kush. Parce que les autres drogues, on sait, les gens le fument, malgré qu’il n’y a pas de cas de mortalité, ce n’est pas bon pour la santé», indique le président du CONASOC
Ibrahima Camara