Depuis plusieurs semaines, le marché guinéen est confronté à une pénurie inquiétante de ciment, un matériau essentiel à l’économie et au quotidien des populations. Cette raréfaction, couplée à une flambée des prix, paralyse de nombreux chantiers, met en péril des projets de développement et exacerbe les difficultés des ménages. Entre stocks insuffisants, importations ralenties et spéculation grandissante, les autorités sont interpellées face à cette crise qui menace de gripper davantage l’élan de reconstruction du pays. Cette triste réalité touche également Boubacar Bah, propriétaire d’une briqueterie, rencontré ce mardi, 27 mai 2025 par notre reporter.
«La rareté fait de la valeur” ce dicton célèbre vient confirmer le cas du ciment ces derniers jours. Cet agréments important pour les briqueteries est devenu de l’or en poudre de couleur grise et son manque paralyse notre travail. Il y a un changement chez nous, le ciment qu’on utilisait et celui de maintenant c’est différent,on ne trouve pas celui d’avant et c’est un problème», a-t-il fait savoir, soulignant que cette crise de ciment a entraîné la flambée du prix sur le marché.
«Avant, le prix d’une brique sans livraison était à 4000 GNF et si c’est nous qui livraient on le faisait à 4500fg. Maintenant c’est à 5000fg et les clients se plaignent du coût, ça nous fait perdre, nous restons donc dans ce métier puisqu’il n’y a pas d’autres possibilités pour subvenir à nos besoins», a-t-il déploré avant de demander à l’État de leur venir en aide en mettant sur le marché guinéen un ciment de bonne qualité.
«Aux autorités d’envoyer une bonne qualité de ciment pour servir tout le monde. Vue qu’il y a les infrastructures en cours le projet Simandou et même le stade aussi utilisent le ciment donc qu’il nous aide vraiment», a lancé Boubacar Bah
Ibrahima Camara