Depuis l’arrêt des bus de la société d’Albayrak le 16 Août 2024, plus de 300 travailleurs sont partis en chômage. Ces travailleurs qui tiraient leur revenu à partir de cette société sont aujourd’hui à 5 mois sans salaire. Une devenue insupportable pour les 345 travailleurs plongés dans une précarité inédite. Pour en savoir davantage, notre reporter est allé à la rencontre du secrétaire général du syndicat des travailleurs ce lundi, 10 mars 2025. Dans un entretien, Ibrahima Sory Camara a fait savoir que bien avant l’arrêt des bus la société leur devait 5 mois de salaire impayé.
«Depuis le 16 août 2024 à nos jours cela fait 8 mois que les bus sont en arrêt et nous travailleurs sommes toujours en chômage. Avant l’arrêt des bus, la société devrait nous donner 5 mois on a pas reçu ça aussi. Aujourd’hui certains de nos amis sont délogés, d’autres se sont séparés avec leurs familles par manque moyen pour subvenir à leurs besoins. Vous connaissez la vie de Conakry, rester pendant six mois sans rien faire est difficile. Le mois passé certains de nos amis passaient la nuit dans les bus qui sont garés dans les gares voiture jusqu’au jour où les officiers sont venus les prendre pour leur demander pourquoi ils dorment dans ces lieux? C’était moi qui était parti pour témoigner et prendre la garantit pour eux. D’autres aussi n’ont plus le courage d’envoyer leurs enfant à l’ecole par manque de moyen.Vous voyez combien de fois nous souffrons, le mois qu’on a travaillé ils n’ont pas payé ça aussi pour qu’on puisse au moins accompagner nos familles», souligne t-il
Poursuivant, Ibrahima Sory Camara a indiqué que les travailleurs ont mené plusieurs démarches auprès des autorités pour pouvoir rentrer en possession de leur dû mais en vain.
«On a fait beaucoup de démarches auprès des autorités mais rien d’abord sauf des promesses. Un jour nous nous sommes déplacés pour aller rencontrer M. le ministre des transports pour l’en parler de notre problème. Lui aussi à son tour il nous a dit de se patienter que d’ici le mois de janvier 2025 les nouveaux bus arriveront pour nous les anciens travailleurs d’Albayrak. Il a dit que nous serions les premières personnes à travailler de ne pas faire comme ceux de Fria. Mais depuis ce jour là jusqu’à là où nous sommes aujourd’hui on a rien vu pour le moment et c’est inquiétant pour nous. Après tout ça nous avons été chez la section syndicale pour réclamer nos salaires. Nous savons que nous travaillons aux compte des turcs ce sont eux qui doivent nous rembourser nos six mois de salaire», indique t-il avant de demander aux autorités de leur venir en aide.
«Nous demandons aux autorités de nous aidé a récupérer le reste de notre salaire et à reprendre notre activité pour que nous puissions nourrir nos familles dans ce mois de ramadan la plupart d’entre nous sont des pères de famille. Mais aujourd’hui ils ne travaillent pas ils sont tous en chômage beaucoup d’entre nous ont divorcé avec leurs femmes par manque de boulot d’autre aussi n’ont pas de logement», a lancé Ibrahima Sory Camara, secrétaire général du syndicat des travailleurs d’Albayrak transport
Toutes nos tentatives pour rencontrer les responsables de la société d’Albayrak sont restées sans suite.
Ibrahima Camara