Simbaya Gare: plusieurs ateliers de menuiseries ravagés par un incendie
Alors que les sinistrés de Dabondy n’ont pas fini de pleurer, un autre incendie vient de ravager plusieurs ateliers de menuiseries dans la nuit du samedi au dimanche à Simbayah Gare dans la commune de Matoto. Selon les informations recueillies sur place, le feu s’est déclaré dans un cabaret de vente de bières aux environs de 3h du matin avant de se propager dans les ateliers qui sont aux alentours. Interrogé, Younoussa Sylla, syndicat des Menuisiers de Simbaya Gare est revenu sur les circonstances dans lesquelles le feu s’est déclaré.

«Le feu s’est déclaré dans un cabaret de vente de bières ici qui s’est propagé jusqu’à touché ces ateliers. Mais Dieu merci parce qu’il n’y a pas eu de mort mais les dégâts sont énormes. Plus de neuf ateliers plus un cabaret et leurs contenus sont parti en fumée, même une aiguille n’est pas sortie dedans parce que cela a trouvé que tout le monde dormais. Les meubles sont là, les outils, même les bois qui étaient ici pour confectionner les meubles des gens sont tous partis en fumée. Il y a des meubles qui ont été calcinés, des bibliothèques, des lits, des armoires, même des fauteuils aussi. C’est énorme quand, rien n’est sorti ici», souligne t-il
Face à l’ampleur des dégâts, le syndicat des Menuisiers a lancé un appel aux autorités de leur venir en aide.
«C’est inquiétant parce ce sont les commandes des gens qui étaient ici, ce n’est pas pour les menuisiers. On se demande comment ils peuvent régler ça maintenant avec leurs clients? C’est ça notre inquiétude et c’est pourquoi je ferai un appel à l’endroit des autorités vraiment de nous aider, de venir au secours. Les sinistrés sont vraiment en mal aujourd’hui. Imaginez quelque chose que vous avez cherchez pendant des années parte en une seule nuit, c’est vraiment grave pour nous», a-t-il lancé

Quant-à Mohamed Lamine Sylla, l’une des victimes est revenu sur sa mésaventure. «Nous sommes dans mon atelier comme ça, on ne peut même pas le reconnaître. Moi j’étais à Kindia auprès de la famille, c’est à 3h du matin qu’on m’a appelé qu’il y’a un incendie ici dont mon atelier est complètement brûlé. Ce matin je suis venu trouver effectivement que tout mon atelier et son continu sont brûlé par incendie. J’avais beaucoup de choses ici, 4 fauteuils salon avec 2 machines à coudre et 2 machines pour couper le contreplaqués. Maintenant on ne sait pas comment trouver ça parce que c’était pas pour moi, c’était des commandes et mes outils de travail dont la valeur peut aller au-delà de 40 millions de francs guinéens», a-t-il indiqué
Ibrahima Camara