L'info à la source!

5ème édition du SALEG: le livre au cœur de la lutte contre les violences basées sur le genre 

La structure Kadiac Communication a procédé ce lundi, 17 février 2025 à l’ouverture de la 5ème édition du salon de la lecture de Guinée (SALEG) sous le thème “le livre au service de la lutte contre les violences basées sur le genre, les VBG”. Un rendez-vous annuel axé sur la promotion de la lecture en Guinée a connu la présence de plusieurs personnalités venus du monde de la littérature ainsi que  des acteurs impliqués dans la lutte contre les violences basées sur le genre. A cette occasion, la commissaire générale du SALEG a mis un accent particulier sur le rôle et importance du livre et de la lecture dans les sociétés. Kadiatou Kaba a indiqué que le livre est à la fois le miroir de la société et le condensé des préoccupations de l’humanité à chaque époque.

«Le livre, comme vous le savez, est le pont pour accéder au savoir, à la culture, à la civilisation. Il est aussi à la fois le miroir de la société et le condensé des préoccupations de l’humanité à chaque époque. La littérature est donc au service de toutes les causes et le creuset de toutes les causes. Nos espérances, elles transcendent le temps et les générations en s’adaptant à toutes les mutations et en accompagnant tous les mouvements de l’histoire», souligne t-elle tout en soulignant que la lecture, quant à elle, est bien plus qu’une simple activité. Elle est un outil de métamorphose, un moyen de réinventer notre façon de voir et de comprendre le monde qui nous entoure. Car dit-elle, les livres nous permettent de changer de perspectives. Ils sont donc des fenêtres ouvertes sur d’autres réalités, des sources infinies d’inspiration et de réflexion.
«Par la lecture, chacun de nous peut se voir confronter à de nouvelles idées, de nouvelles histoires, de nouvelles vies, et ainsi nourrir sa propre réflexion. Dans ce monde complexe et très connecté, il est fondamental de promouvoir cette culture de la lecture. Car elle a l’opportunité d’améliorer la culture de la lecture. Car elle a l’opportunité de promouvoir cette culture de la lecture. Car elle a l’opportunité de promouvoir cette culture par le pouvoir de transformer les mentalités et d’éveiller les consciences», a-t-elle indiqué
Par ailleurs, la commissaire générale du salon de la lecture de Guinée a rappelé que selon les chiffres avancés par le club des jeunes filles leaders de Guiné, en 2024 notre pays a enregistré 244 cas de viol, 95 cas de mariage précoce, 51 cas de mutilation génitale féminine, 33 cas de violence conjugale et j’en passe. Pour donc changer ce paradigme en République Guinée, Kadiatou Kaba mise sur le livre. Ainsi, elle a fait savoir que la liberté, la dignité humaine, l’égalité des chances, la justice sociale, la lutte contre toutes les formes de discrimination sont des thèmes phares qui reviennent à toutes les époques dans l’univers des livres et qui engagent les écrivains.
«Aujourd’hui, de nombreux ouvrages ont été consacrés aux violences basées sur le genre et cela nous concerne tous parce que nous œuvrons tous pour une société équitable et tolérante dans laquelle personne ne sera lésé ou brimé en raison de son apparence, de son identité, de son genre, de son orientation sexuelle, bref de son choix de vie. Une société de pluralité et de diversité dont le livre sera la locomotive est possible et elle est à notre disposition. Je me suis rendue davantage compte que la violence basée sur le genre, en tant que spécifique, est une réalité et qu’en parler ne doit pas être un tabou. La littérature a contribué à briser la censure et à susciter un éveil des consciences à propos d’un travers social longtemps refoulé et occulté dans le débat public. L’art en général, la littérature en particulier permet tout, ne connaît pas d’interdits ni limites et a toute latitude pour aborder les sujets qui fâchent et qui embarrassent», souligne t-elle avant d’inviter tout un chacun à se joindre à eux pour former une communauté littéraire au service de la société dans ses nobles aspirations.
Facinet Camara