MESRS : la Guinée célèbre les lauréates de la session 2024-2025 dans les domaines scientifiques
Les lauréates de la 10e édition du Prix d’excellence aux meilleures enseignantes-chercheures et étudiantes de Guinée (session 2024-2025) ont reçu leur distinction ce vendredi 22 mai 2026. Portée par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, cette initiative vise à célébrer les femmes qui se sont distinguées par leur parcours académique et scientifique exceptionnel dans les institutions d’enseignement supérieur du pays. Au compte de cette édition, elles sont sept enseignantes-chercheures et étudiantes à être honorées dans diverses disciplines, notamment les mathématiques, les sciences animales, le génie minier, la géographie, la langue anglaise, l’environnement et les géosciences. Organisée dans l’enceinte de l’université Général Lansana Conté de Sonfonia, la cérémonie de remise a réuni parents, amis, encadreurs, responsables des institutions d’enseignement supérieur ainsi que de nombreux cadres du département.

Dans son discours, la cheffe de cabinet, Pr Fanta Touré, a indiqué que cette cérémonie de remise de prix est bien plus qu’une simple tradition institutionnelle. Elle est le symbole éclatant de la volonté du gouvernement, sous le leadership du président de la République, Mamadi Doumbouya, de promouvoir l’équité des genres et l’égalité au sein de notre système éducatif.

« Nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer l’excellence, le mérite et la persévérance. L’égalité entre les hommes et les femmes n’est pas seulement une exigence sociale, elle constitue aujourd’hui une condition essentielle du développement durable. Aucun pays ne peut atteindre pleinement ses objectifs de progrès sans la participation effective des femmes dans les espaces de savoir, de recherche et de décision. Pourtant, force est de constater que malgré les avancées législatives et les discours volontaristes, la réalité reste marquée par une persistante sous-représentation des femmes dans les filières scientifiques, les postes de responsabilité et les instances académiques. »
Elle a indiqué que cette sous-représentation s’explique par l’existence de nombreux obstacles sociaux, économiques et culturels qui freinent encore l’épanouissement du potentiel féminin. Les stéréotypes liés aux filières scientifiques, l’insuffisance de modèles féminins, la difficulté d’accès à certaines ressources et les pesanteurs socioculturelles constituent autant de barrières qui limitent la pleine participation des femmes dans les domaines scientifiques et académiques.
« Ainsi, entre l’affirmation des principes d’égalité et leur mise en œuvre concrète, le fossé demeure. Et c’est précisément ce décalage qu’il nous appartient de combler. Cette situation montre l’urgence de renforcer leur accès aux sciences, aux technologies, à l’innovation et aux métiers d’avenir. C’est pourquoi il est indispensable de créer un environnement favorable où les jeunes filles et les femmes peuvent apprendre, innover, entreprendre et diriger sans discrimination ni barrières invisibles. Cela passe par des politiques publiques ambitieuses, un accompagnement renforcé, la valorisation des modèles de réussite féminine et une mobilisation collective des institutions, des familles et de la société entière. »
Au-delà de la reconnaissance du mérite, ce prix se veut un instrument d’encouragement, d’émulation et de transformation sociale. Il vise à susciter davantage de vocations féminines dans les domaines scientifiques, à promouvoir l’innovation et à renforcer l’entrepreneuriat féminin. Il rappelle également notre responsabilité collective : celle de créer un environnement académique plus inclusif, plus équitable et plus favorable à l’épanouissement des filles et des femmes.
La cheffe de cabinet a ensuite magnifié le travail remarquable abattu par les enseignantes-chercheures et chercheures qui façonnent les compétences de demain. Cette distinction vient donc reconnaître leur contribution majeure à la science, à l’encadrement académique et à la recherche.
« Chères enseignantes-chercheures et chercheures lauréates, vous ne transmettez pas seulement des connaissances, vous façonnez les compétences de demain. Vous produisez le savoir et vous contribuez à faire avancer la recherche scientifique dans notre pays. Par votre travail, vous participez à la formation d’une nouvelle génération capable de répondre aux défis du développement futur. Vous êtes également des modèles d’inspiration pour de nombreuses jeunes filles qui hésitent encore à s’orienter vers une carrière scientifique. »
La Pr Fanta Touré a également félicité et encouragé les étudiantes récipiendaires de cette 10e édition. Elle a souligné que leur parcours prouve qu’avec de la discipline, du courage et de la détermination, chaque ambition peut devenir une réalité.
« Chères étudiantes lauréates, par vos résultats et votre ténacité, vous prouvez que le mérite n’a pas de limite. À travers votre réussite, vous envoyez un message clair à toutes les jeunes filles de notre pays : par la science, l’innovation et le leadership, elles peuvent s’épanouir et briller. Vous incarnez l’espoir d’une Guinée où les filles croiront davantage en elles-mêmes et oseront s’investir dans tous les domaines. »
La cheffe de cabinet a conclu son allocution en réitérant ses félicitations aux lauréates, les invitant à poursuivre leurs efforts avec abnégation, rigueur et passion afin de continuer à servir d’exemples au sein de leurs institutions respectives.
Au nom des récipiendaires, la Dre Adèle Dramou a exprimé sa profonde gratitude envers ceux et celles qui ont cru en elles, et qui les ont accompagnées et inspirées à chaque étape de leur parcours. Elle a déclaré:
« Ce prix n’est pas seulement une reconnaissance de nos accomplissements personnels, mais un témoignage de l’importance de l’engagement, du travail acharné et de la persévérance. Nous avons toutes connu des moments où nous avons dû prouver non seulement nos capacités, mais aussi notre résilience et notre volonté de réussir, malgré les préjugés et les obstacles qui se dressent parfois devant nous. Ce prix est un message de motivation pour toutes les femmes qui aspirent à aller au-delà de leurs rêves et à poursuivre leurs ambitions. Nous sommes l’exemple de ce que l’on peut accomplir lorsque l’on croit en soi, lorsqu’on persévère et lorsqu’on s’entoure des bonnes personnes qui nous soutiennent. »
L’enseignante-chercheure de l’Institut supérieur des mines et de la géologie de Boké a également adressé ses remerciements à la ministre, Dre Diaka Sidibé, au président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi qu’au Premier ministre et à l’ensemble des membres du gouvernement pour leur engagement constant en faveur de la promotion de l’égalité des chances, de la valorisation des compétences féminines et du développement du capital humain.
Facinet Camara