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Ce jeudi 22 janvier 2026, conformément aux dispositions légales, le président élu, Mamadi Doumbouya, a présenté l’inventaire complet de ses biens devant la Cour suprême. Cette démarche intervient seulement quelques jours après sa prestation de serment, le 17 janvier dernier. S’exprimant sur cet acte du Chef de l’État, lors d’un entretien accordé à notre rédaction, Moussa Sangaré, président de la CONASOC, a indiqué que cet acte pose les bases d’une nouvelle éthique administrative en Guinée.
« C’est une première étape cruciale. Lorsque le premier responsable du pays présente ses biens, aucun ministre ou directeur ne pourra s’y soustraire. Il faut ancrer cette pratique dans notre culture institutionnelle pour qu’elle devienne la norme. Désormais, chaque nomination doit rimer avec déclaration de patrimoine. »
Le président de la CONASOC a également rappelé l’utilité technique de cette procédure dans la lutte contre la corruption.
« Ces informations sont sous scellés. En cas de soupçons d’enrichissement illicite à la fin d’un mandat, la Cour suprême pourra comparer l’état des biens actuels avec ceux du futur. C’est un signal fort : personne n’est au-dessus de la loi. »
En conclusion, M. Sangaré a insisté sur la nécessité de généraliser cette rigueur à l’ensemble de l’appareil d’État :
« Il a juré de respecter et de faire respecter la loi. En se pliant à cette exigence constitutionnelle avant son entrée en fonction, il nous rassure. Pour nous, acteurs de la société civile, le respect de la loi est le principe fondamental. Il est désormais obligatoire que les membres du futur gouvernement fassent de même avant de prendre leurs fonctions. », a-t-il indiqué
Ibrahima Camara
