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Nomination d’Alpha Bacar Barry à l’Éducation nationale : un syndicaliste salue un choix stratégique et appelle à la mobilisation

Dans la soirée du lundi 2 février 2026, le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a procédé à une nomination partielle des membres du gouvernement de la 5ème République. Parmi les promus, Alpha Bacar Barry prend les rênes du ministère de l’Enseignement Pré-universitaire, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement Technique. Au lendemain de cette annonce, la rédaction a rencontré Moustapha Soumah, responsable du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), qui s’est réjoui de ce choix.

​Pour Moustapha Soumah, la nomination d’Alpha Bacar Barry est une décision cohérente avec les besoins actuels du secteur. « On nous envoie un digne fils du pays. C’est un choix qui répond au profil que nous souhaitions pour ce département, désormais associé à l’enseignement technique », a-t-il déclaré.

​Le syndicaliste souligne le parcours atypique du nouveau ministre : « Nous ne nous attendions pas forcément à Alpha Bacar, mais nous sommes très satisfaits. C’est le seul ministre à avoir officié dans les trois sous-secteurs de l’éducation : il a commencé par l’Enseignement Technique, a poursuivi à l’Enseignement Supérieur, et le voilà aujourd’hui au Pré-universitaire. »

​Selon le responsable du SLECG, cette expérience multisectorielle confère au nouveau ministre une vision transversale des maux qui minent l’école guinéenne.

« Il connaît les rouages de l’administration éducative. Il n’a aucune raison de ne pas réussir, car il sait ce qui se passe dans les couloirs du système et possède certainement les solutions nécessaires pour apporter sa touche personnelle », estime M. Soumah.

​Interrogé sur les dossiers urgents qui attendent le ministre, le syndicaliste a été très clair : la priorité reste l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants.

​« Notre priorité principale est la révision du statut particulier des enseignants, un dossier qui nous tient à cœur. Parallèlement, nous prônons un système de formation continue efficace. Il est impératif que les enseignants ne soient plus exposés aux critiques extérieures sur leur niveau de compétence. Ces lacunes ne pourront être corrigées que si la Direction nationale de la formation continue déploie un programme sérieux sur toute l’année », insiste-t-il.

​En conclusion, Moustapha Soumah a lancé un appel à la solidarité de ses pairs pour accompagner cette nouvelle ère.

« Si le Président lui a renouvelé sa confiance à travers trois départements successifs, c’est qu’il apporte des résultats positifs. Mais seul, il ne pourra rien. Si cette mission échoue, ce sera par manque de coopération du personnel. J’invite donc tout le monde à soutenir le ministre Barry pour la qualification de notre système éducatif », a conclu le responsable syndical.

​Ibrahima Camara