Capture de Maduro: la vice-présidente exige «une preuve de vie» du président vénézuélien
► Le Venezuela a dénoncé samedi une « très grave agression militaire » après les explosions qui ont secoué la capitale dans la nuit, et le président Nicolas Maduro a décrété l’état d’exception.
12h50 : Le Mexique condamne l’attaque militaire contre le Venezuela
Le Mexique a condamné samedi les bombardements des États-Unis sur le Venezuela, avertissant que toute « action militaire met gravement en péril la stabilité régionale ». « Le gouvernement du Mexique condamne et rejette avec la plus grande fermeté les actions militaires exécutées unilatéralement ces dernières heures par les forces armées des États-Unis d’Amérique contre des objectifs situés sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
12h00 : Moscou demande des éclaircissements « immédiats » sur la situation de Maduro
« Nous sommes extrêmement alarmés par les informations selon lesquelles le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son épouse auraient été emmenés de force hors du pays à la suite de l’agression aujourd’hui par les États-Unis », a déclaré le ministère des Affaires étrangères russe dans un communiqué, demandant « des éclaircissements immédiats sur cette situation ».
11h58 : Caracas se réveille avec des blindés de l’armée dans les rues

11h48 : Le ministre de l’Intérieur vénézuélien apparaît dans les rues de Caracas à la télévision nationale
Le ministre de l’Intérieur, Diosdado Cabello, figure de proue de la ligne dure au sein du gouvernement Maduro est apparu à la télévision d’État dans les rues de Caracas, vêtu d’un gilet pare-balles et d’un casque, aux côtés de responsables de la sécurité. Il a qualifié l’attaque américaine de « lâche » et a déclaré espérer que la communauté internationale condamnerait l’opération. « Et à la fin de ces attaques, nous vaincrons. Vive la patrie ! Fidèles toujours ! Traîtres jamais », a-t-il lancé à la télévision publique, promettant : « Ce n’est pas la première lutte, ce n’est pas la première bataille (…), nous avons su survivre en toutes circonstances ».
Apareció Diosdado Cabello en medio de los rumores sobre su paradero luego de los bombardeos sobre Caracas y otros puntos de Venezuela. Su presencia es determinante en un escenario como este, tanto en los cuarteles como en las calles. pic.twitter.com/9oXk5Jpzpy
— Marco Teruggi (@Marco_Teruggi) January 3, 2026
11h40 : La gauche française condamne « l’enlèvement » de Maduro
Les responsables de La France Insoumise et du Parti socialiste ont dénoncé samedi « l’enlèvement » de Nicolas Maduro par les forces américaines, et appelé les autorités françaises à le condamner. « Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse », a dénoncé sur le réseau social X l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon. « Avec l’Ukraine, Gaza, la République démocratique du Congo, l’invasion est redevenue un mode opératoire », a-t-il ajouté, estimant que « la paix du monde entier est en cause ». Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs estimé que le narcotrafic était un « prétexte » pour « détruire ce qu’il reste d’ordre international libre de la loi du plus fort ».
Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a lui affirmé sur X que « quoi que l’on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné. La force ne peut remplacer le droit ». « C’est un pas de plus dans la délégitimation des institutions internationales et c’est à l’inverse un feu vert donné à tous les autocrates du monde », a-t-il dit.
11h27 : Le calme semble être revenu dans les rues de Caracas
Le calme semble être revenu à Caracas après les attaques américaines menées dans la nuit. Des attaques qui ont visé essentiellement des cibles militaires, selon Phil Gunson, chercheur de l’International Crisis Group, qui vit dans la capitale vénézuélienne.
De ma fenêtre, je vois l’ouest de la ville. Certains quartiers sont privés d’électricité. Il n’y a quasiment pas de voitures qui circulent dans les rues. On n’entend plus d’avions. Mais il y a une très forte odeur de brulé. A deux heures du matin environ, on a entendu d’importantes explosions dans plusieurs endroits de Caracas et, apparemment, dans d’autres parties du pays aussi. Des avions et des hélicoptères ont survolé la capitale. Il y a eu des explosions et des incendies dans plusieurs installations militaires, dont Fuerte Tiuna, la principale base militaire de Caracas, et le port de La Guaira à 45 minutes de voiture du centre de la capitale. Ce sont des installations stratégiques qui ont été bombardées.
11h12 : Caracas demande une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU
Le Venezuela a demandé samedi une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies après l’attaque militaire des États-Unis qui assurent avoir capturé Nicolas Maduro. « Face à l’agression criminelle commise par le gouvernement des États-Unis contre la Patrie, nous avons demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité des Nations unies, chargé de faire respecter le droit international », a déclaré sur la messagerie Telegram le ministre vénézuélien des Affaires étrangères, Yvan Gil.
11h01 : La Russie juge l’attaque américaine « profondément inquiétante et condamnable »
La Russie a condamné samedi l’attaque militaire américaine contre le Venezuela, estimant que « l’hostilité idéologique » avait prévalu sur la diplomatie. « Ce matin, les États-Unis ont commis un acte d’agression armée contre le Venezuela. Ceci est profondément inquiétant et condamnable », a dénoncé le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué, regrettant que « l’hostilité idéologique ait triomphé du pragmatisme d’usage ».
10h50 : Les frappes contre le Venezuela sont terminées, affirme un sénateur américain
Les États-Unis ont achevé leur action militaire au Venezuela après avoir capturé Nicolas Maduro, a déclaré ce samedi un sénateur américain, citant le secrétaire d’État américain. Marco Rubio « ne prévoit aucune action supplémentaire au Venezuela maintenant que Maduro est sous la garde des États-Unis », a écrit sur son compte X le sénateur Mike Lee, républicain initialement critique de l’opération, après ce qu’il a décrit comme un appel téléphonique avec Marco Rubio.
10h35 : Madrid se propose comme médiateur pour parvenir à « une solution pacifique »
Le gouvernement espagnol a proposé ce samedi de jouer les intermédiaires dans la crise entre le Venezuela et les États-Unis, après les attaques aériennes américaines et l’annonce par le président Donald Trump de la capture de son homologue vénézuélien. « L’Espagne appelle à la désescalade et à la modération », a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, se disant « à cet égard (…) disposée à offrir ses bons offices pour parvenir à une solution pacifique et négociée à la crise actuelle », rappellent également qu’elle n’avait « pas reconnu les résultats des élections du 28 juillet 2024 », officiellement remportée par Nicolas Maduro, un résultat contesté par l’opposition.
10h27 : La vice-présidente vénézuélien dit ignorer où se trouve Nicolas Maduro et exiger « une preuve de vie » des États-Unis
La vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, a affirmé ce samedi matin qu’elle ignorait où se trouvait le président Nicolas Maduro, exigeant une « preuve de vie » aux États-Unis après l’attaque américaine pendant la nuit. « Face à cette attaque brutale, nous ignorons où se trouvent le président Nicolas Maduro et la Première dame, Cilia Flores. Nous exigeons du gouvernement du président Donald Trump une preuve de vie », a-t-elle déclaré lors d’une conversation téléphonique à la télévision publique.
10h10 : La Colombie déploie des militaires à sa frontière avec le Venezuela
Le président colombien, Gustavo Petro, a annoncé avoir ordonné le déploiement de militaires à la frontière avec le Venezuela, après les attaques aériennes menées par les États-Unis sur son voisin. Gustavo Petro a qualifié ces bombardements d’« agression contre la souveraineté » de l’Amérique latine et affirmé qu’elles entraîneraient une crise humanitaire.
10h02 : Le Venezuela accuse les États-Unis d’avoir « frappé des zones résidentielles »
Le ministre vénézuélien de la Défense a accusé, dans un discours enregistré sur les réseaux sociaux samedi à l’aube, l’armée américaine d’avoir « frappé des zones résidentielles » lors de son attaque du Venezuela, promettant également un déploiement massif de tous les moyens militaires du pays. « Les forces envahisseuses (…) ont profané notre sol (…) allant jusqu’à frapper, au moyen de missiles et de roquettes tirés depuis leurs hélicoptères de combat, des zones résidentielles de population civile », a déclaré le général Vladimir Padrino Lopez, indiquant être de « train de recueillir les informations relatives aux blessés et aux morts ». Il a aussi promis « le déploiement massif de tous les moyens terrestres, aériens, navals, fluviaux et balistiques, système d’armes pour la défense intégrale ».
9h30 : Donald Trump affirme que Maduro a été « capturé et exfiltré » lors d’une « attaque à grande échelle »
« Les États-Unis d’Amérique ont mené avec succès une attaque de grande envergure contre le Venezuela et son dirigeant, le président Nicolas Maduro, qui, avec son épouse, a été capturé et exfiltré du pays », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social. Il a ajouté qu’il ferait une conférence de presse à 11h00 (16h00 TU) dans sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.
Contacté par le New York Times, le président américain s’est félicité de la réussite de l’opération. « Une excellente planification, des troupes et des hommes formidables », a déclaré Trump. « C’était une opération brillante, vraiment. »
9h21 : L’Iran condamne « l’attaque militaire américaine » à Caracas
L’Iran, qui entretient des liens étroits avec le Venezuela, a condamné « fermement l’attaque militaire américaine » après des explosions qui ont secoué ce samedi la capitale Caracas. « Le ministère iranien des Affaires étrangères condamne fermement l’attaque militaire américaine contre le Venezuela et la violation flagrante de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays », a indiqué dans un communiqué la diplomatie iranienne, fustigeant « l’agression illégale des États-Unis », ennemi de la République islamique.
9h10 : Le président cubain dénonce l’« attaque criminelle perpétrée par les États-Unis » contre le Venezuela
Le président cubain Miguel Díaz-Canel a dénoncé, dans un message publié sur les réseaux sociaux, ce qu’il a qualifié d’« attaque criminelle » des États-Unis contre le Venezuela et a exigé une « réaction urgente » de la communauté internationale.
#Cuba denuncia y demanda URGENTE reacción de la comunidad internacional contra criminal ataque de E.U a #Venezuela. Nuestra #ZonaDePaz está siendo brutalmente asaltada. Terrorismo de Estado contra el bravo pueblo venezolano y contra Nuestra América.
Patria o Muerte ¡Venceremos!
— Miguel Díaz-Canel Bermúdez (@DiazCanelB) January 3, 2026
8h50 : Des cibles militaires vraisemblablement visées
Ce sont vraisemblablement des cibles militaires qui ont été visées, notamment l’aéroport militaire de la Carlota, en pleine ville, ainsi que la zone de Fuerte Tiuna, une base militaire dans le sud de la capitale, rapporte notre correspondante à Caracas, Alice Campaignolle qui a pu constater qu’un hélicoptère était en feu sur l’aéroport militaire de la Carlotta.
8h35 : Des sources anonymes confirment des frappes militaires à des médias américains
L’armée américaine est à l’origine d’une série de frappes menées tôt samedi contre la capitale vénézuélienne, Caracas, rapportent des médias américains. CBS News et Fox News ont cité des responsables anonymes de l’administration du président américain, Donald Trump, confirmant l’implication de forces américaines. La Maison Blanche et le Pentagone n’ont pas commenté les explosions ni les informations faisant état d’avions survolant la capitale du Venezuela.
8h24 : La FAA interdit le survol du territoire vénézuélien aux avions commerciaux américains
L’Administration fédérale de l’aviation (FAA) a interdit aux avions commerciaux américains de survoler le Venezuela à toute altitude, invoquant des risques pour la sécurité « liés à des activités militaires en cours ». Cette décision est valable 23 heures à compter de 2h du matin samedi (heure vénézuélienne).
8h10 : Le président colombien condamne l’attaque aux « missiles » contre Caracas
Le président colombien, Gustavo Petro, a dénoncé ce samedi une attaque aux « missiles » contre Caracas, après de fortes explosions dans la capitale vénézuélienne. « Alerte générale, ils ont attaqué le Venezuela », a écrit sur son compte X le président colombien, proche de Nicolas Maduro. Gustavo Petro a demandé une réunion « immédiate » de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’ONU pour se prononcer sur la « légalité internationale » de cette « agression » contre le pays voisin.
Este es el comunicado oficial del gobierno de Venezuela.
COMUNICADO
REPÚBLICA BOLIVARIANA DE VENEZUELALa República Bolivariana de Venezuela rechaza, repudia y denuncia ante la comunidad internacional la gravísima agresión militar perpetrada por el Gobierno actual de los…
— Gustavo Petro (@petrogustavo) January 3, 2026
7h45 : Le Venezuela accuse les États-Unis d’une « très grave agression militaire »
« Le Venezuela rejette, répudie et dénonce (…) la très grave agression militaire perpétrée par (…) les États-Unis contre le territoire et la population vénézuéliens, dans les localités civiles et militaires de Caracas et les États de Miranda, Aragua et La Guaira autour de Caracas », selon un communiqué du gouvernement. Le président Nicolas Maduro a décrété l’état d’exception et appelé « toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation », selon le communiqué.
7h32 : Les réseaux sociaux rapportent des images de colonnes de fumée à Caracas
Sur les réseaux sociaux, des images de grands incendies avec des dégagements de fumée sont visibles sans qu’il soit possible de localiser précisément le lieu de ces explosions qui semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale vénézuelienne. Des bruits d’explosion continuaient à être entendus vers 2h15 (6h15 TU). Dans un communiqué, le Venezuela a dénoncé « la très grave agression militaire » des États-Unis. Par ailleurs, le président Maduro a décrété l’état d’exception et appelé à la « mobilisation ».
D’autres déflagrations ont également été entendues à l’aéroport et au port de Caracas, a affirmé une habitante de la Guaira à l’AFP, sous couvert d’anonymat. D’autres habitants ont dit à l’agence de presse française avoir entendu des explosions à Higuerote, à une centaine de km à l’est de Caracas. Dans beaucoup de quartiers, les habitants se sont rués à leur fenêtres et terrasses pour tenter de comprendre ce qui se passait. Le courant est coupé dans certains secteurs de la ville, selon des habitants.
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Les explosions, dont certaines ont secoué les fenêtres des kilomètres à la ronde sans qu’il soit possible de les localiser précisément dans l’immédiat. Elle semblent avoir eu lieu dans le sud et l’est de la capitale vénézuélienne, et possiblement à Fuerte Tiuna, l’énorme enclave militaire dans la ville.
🔴 URGENTE: En #Caracas se han escuchado tres fuertes detonaciones, tras el sobrevuelo de una aeronave. Hasta ahora el gobierno de #Venezuela no ha informado sobre este hecho. Así se registró el momento de las explosiones 👇🏽 pic.twitter.com/t2PVGrXOOy
— Carlos Lara Moreno (@CarlosLaraM81) January 3, 2026
Ces déflagrations surviennent alors que le président américain, Donald Trump, qui a fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes, a évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président vénézuélien, Nicolas Maduro, étaient « comptés ».
Il a déclaré lundi que les États-Unis avaient détruit une zone de mise à quai utilisée par des bateaux accusés de participer au narcotrafic au Venezuela, ce qui serait la première attaque terrestre américaine sur le sol vénézuélien. Le président Maduro s’était lui montré confiant lors d’une interview diffusée jeudi affirmant : « le système de défense nationale a garanti et garantit l’intégrité territoriale, la paix du pays et l’usage et la jouissance de tous nos territoires ».
Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic que l’intéressé dément, reprochant aux États-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.
RFI

