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Koneyah (Kindia) : Des centaines d’enfants privés d’école digne, l’appel vibrant à l’État face à l’urgence éducative

Malgré les efforts consentis en faveur de l’éducation, de nombreux défis restent à relever en termes d’infrastructures en milieu rural. Au district de Koneyah, relevant de Sokia dans la sous-préfecture de Bangouya (préfecture de Kindia), des centaines d’enfants sont privés de leur droit fondamental à l’éducation et à la formation.

​Depuis sa création, ce village n’a bénéficié d’aucune infrastructure publique, notamment scolaire et sanitaire. Cette situation alarmante pousse les habitants à interpeller sans relâche l’État guinéen afin qu’il assume ses responsabilités et corrige cette inégalité sociale. Ils réclament la construction d’écoles dignes de ce nom pour permettre la scolarisation de tous les enfants de la localité. Joint au téléphone ce lundi, 17 novembre 2025, Karamoko Camara, un sage du district Koneyah a lancé un appel vibrant :

« Nous lançons un appel solennel au gouvernement guinéen et aux personnes de bonne volonté pour la construction d’une école. Notre souci majeur est de permettre aux enfants défavorisés, surtout aux jeunes filles en milieu rural, de bénéficier de la scolarisation. La seule structure que nous avons est cette ‘école’ en feuilles. Nous demandons aux autorités de nous aider à avoir la route et l’école. Nos enfants souffrent énormément ici par manque de lieu d’apprentissage. »

Face à cette urgence, le notable demande à l’État et aux personnes de bonne volonté de leur venir en aide.

​« Nous sollicitons également l’aide des personnes de bonne volonté, de toute personne morale ou institution, pour nous venir en aide et construire une véritable école à Koneyah. »

Depuis trois ans, les enfants de Koneyah étudient dans un hangar en paille construit par un natif du village. Cette structure de fortune est aujourd’hui dans un état de vétusté très avancé, menaçant l’avenir des élèves. Si rien n’est fait rapidement, ces enfants risquent d’abandonner les études, compromettant leur avenir et brisant les rêves de leurs parents, victimes de ce manque criant d’infrastructures scolaires.

​Ibrahima Camara