Conakry: Formation des observateurs électoraux de la Societe civile pour un scrutin référendaire transparent
À l’approche du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre prochain, un acteur majeur se positionne pour garantir la transparence et l’intégrité du processus : la société civile. À travers la Synergie des faîtières de la société civile pour l’observation du scrutin référendaire, des programmes de formation intensifs sont régulièrement mis en œuvre pour équiper des centaines de superviseurs et d’observateurs électoraux citoyens, véritables sentinelles de la démocratie. Son objectif est de couvrir un maximum de bureaux de vote, y compris dans les zones les plus reculées, pour collecter des informations fiables et de première main sur le déroulement du scrutin. Un rôle crucial pour la crédibilité des élections. Après les superviseurs, c’est au tour des observateurs électoraux d’être outillés sur leur rôle sur le terrain à travers une série de formation organisée simultanément ce mardi, 16 septembre 2025 dans les QG des organisations membres de la Synergie.

Selon Hadja Fatoumata Doumbouya, secrétaire nationale chargée du secteur informel au sein du CNOSCG, facilitatrice, 40 observateurs électoraux sont concernés par cette formation au siège de la PCUD. Leur formation porte sur des aspects fondamentaux du processus électoral, le cadre juridique et institutionnel, apprendre à observer les différentes étapes, de l’ouverture des bureaux de vote au dépouillement, en passant par le respect de l’intimité du vote, l’affluence, et l’identification des électeurs, la détection des irrégularités, le rapportage ainsi que l’utilisation des nouvelles technologies (téléphones, application).
«Il faut préciser que nous sommes les superviseurs, les facilitateurs qui avons reçu des formations pour qu’à notre tour, on puisse restituer aux observateurs qui seront sur le terrain. Alors, nos aînés nous ont vraiment donné ce qu’il fallait savoir sur le processus du référendum du 21 septembre. Il y a beaucoup d’élections qui ont précédé ce scrutin référendum, mais comme je l’ai dit, les élections se suivent, mais elles ne se ressemblent pas. Alors, c’est dans ce sens-là que nous avons reçu vraiment beaucoup de nouveautés. Et ce sont justement ces nouveautés-là que nous sommes en train de partager actuellement avec les 40 observateurs que vous avez vus dans la salle. Donc, à leur tour, ils vont essayer d’implémenter ce qu’ils vont savoir ici pour ne pas faire des erreurs sur le terrain», a-t-elle indiqué, soulignant qu’au cours de la formation, les participants apprendront des connaissances leur permettant d’accomplir leur mission d’observation dans les règles de l’art.
«Nous sommes en train de leur donner ce qu’ils doivent savoir sur le code de bonne conduite. Et ce qu’il faut faire, ce qu’il ne faut pas faire. Parce que ce n’est pas parce qu’on est observateur qu’on va aller obstruer ou venir déranger ce qui se passe dans un bureau de vote. L’observateur, comme l’indique son nom, c’est pour observer et relever des anomalies et remonter. C’est ça le rôle de l’observateur, c’est ce que nous sommes en train de leur dire. Nous sommes là dans la phase littéraire, ça veut dire de la théorie, et tout à l’heure, il y a une application qui permet à tous les superviseurs, à tous les observateurs, de faire remonter les informations en temps réel. Ça veut dire au fil du déroulement, de l’ouverture des urnes jusqu’à la clôture en passant par le déroulement du processus référendaire. Donc ce sont toutes ces étapes-là que nous allons leur communiquer ce matin», a souligne Hadja Fatoumata Doumbouya avant d’inviter les participants à plus de concentration et d’attention.
«C’est vrai qu’une journée ne suffit pas pour comprendre tout, mais on leur demande beaucoup d’attention, de se concentrer sur le peu qu’on va leur donner. C’est vrai que c’est complexe, mais puisqu’on est observateur, alors il y a déjà ça qui nous oblige à prêter de l’attention et à rester dans les règles de l’art de l’observation», a-t-elle lancé

En renforçant leurs capacités et en consolidant les équipes d’observateurs, les organisations de la société civile espèrent non seulement garantir la transparence du référendum constitutionnel, mais aussi sensibiliser la population à l’importance de son rôle dans la consolidation de l’État de droit en Guinée.
Facinet Camara

