Rentrée des classes: le porte-parole des enseignants contractuels communaux non retenus dénonce leur exclusion
A quelques semaines de l’ouverture des classes, prévue le 6 octobre 2025, l’inquiétude devient grandissante chez les enseignants contractuels communaux non retenus qui clament leur exclusion du processus malgré les multiples démarches effectuées auprès des autorités. Ne sachant plus à quel Saint se vouer, ces hommes de craie ont décidé de prendre leur destin en main en menant des actions de protestation contre l’indifférence des autorités sur leur situation. L’objectif est d’interpeller le Président de la République, Général Mamadi Doumbouya afin que des mesures urgentes soient prises pour faciliter leur intégration à la fonction publique et le paiement de leurs dues avant la rentrée scolaire. Selon El hadj Mamadou Diaka Sow, le porte-parole nationale du collectif des enseignants contractuels commun aux non retenus joint par notre Rédaction, les 4,000 enseignants qui ont servi de 2018 à 2025 se sentent abandonner depuis leur omission sur la liste des admis du concours de recrutement en dépit du fait qu’ils avaient franchis toutes les étapes. Une situation devenue embarrassante pour les structures syndicales et le département en charge de l’éducation.
«Nous sommes des enseignants contractuels communaux non retenus qui avions servi les écoles de la République de 2018 à 2025. Nous continuons à servir les fils et filles de notre pays. Fort malheureusement, en 2024, les résultats ont été publiés et nous nous voyons omis de ces résultats-là alors qu’on a passé toutes les étapes du contrat en passant par l’identification, le pré-enrôlement et la biométrie. La situation des enseignants non-retenus est une préoccupation majeure pour l’ensemble des structures syndicales et le MEPA (Ministère de l’enseignement pré-universitaire). Le ministre Jean Paul Cedy a annoncé un besoin de plus de 8000 enseignants, alors que nous autres, sommes 4000 enseignants. Au départ, nous prenons des questions de tutelles, en ce jour, cela ne se produit plus puisqu’il y a plus de cinq contrats qu’ils ont signé. Nous sommes donc partis, nous avons interpellé cela pour appuyer l’effort des structures syndicales et montré le dynamisme que nous voulons que les deux départements fonction publique, MEPAE et le MATD puisse enclencher à notre faveur avant l’ouverture des classes sinon, ça serait un autre risque dans la mesure ou les écoles continueront à fermer», a-t-il indiqué, rappelant que leur combat est la signature de l’arrêté d’engagement des 4000 enseignants avant l’ouverture des classes.
«La seule chose que nous demandons comme priorité, c’est la signature de l’arrêté d’engagement des 4000 enseignants contractuels communaux non-retenus de Guinée, qui ont franchi toutes les étapes et de revoir également le cas des autres catégories, ceux Conakry y compris le paiement de nos collègues guinéens. L’ Etat doit revoir s’il peut engager les non-retenus de l’intérieur et ceux de Conakry avant l’ouverture des classes pour éviter les risques de fermeture», a-t-il souligné
Ibrahima Camara

