Djenabou Touré: “Nous ne voulons pas permettre même au mari d’aller retirer la carte de sa femme”
La Direction générale des élections (DGE), a procédé ce vendredi, 29 août 2025, à la présentation des statistiques du fichier électoral aux acteurs politiques. Lors de cette rencontre, la Directrice de DGE, Djenabou Touré s’est prononcé sur le retrait des cartes d’électeurs, soulignant que contrairement aux années précédentes, cette fois-ci l’organe électoral a pris des dispositions pour éviter le retrait par procuration sauf pour les cas avérés de maladies. Une procédure à l’origine de la disparition et la confiscation des cartes d’électeurs par des individus malintentionnées qui privent certains électeurs de leur droit de vote.
«A Nongo, toute une famille a vu sa carte d’électeur bloquée par un individu qui se disait être membre de la famille, qui est venu ramasser une vingtaine de cartes d’électeur d’une famille et n’a pas pu voter. Donc si on ouvre cette pandore pour dire que c’est parce que les gens ne peuvent pas, il faut que ce soit vraiment des malades invalides pour ne pas qu’on puisse étudier le cas par cas. Si c’est un malade invalide qui est à l’hôpital qui ne peut pas, à la fin on verra quelles sont les dispositions qu’il faut prendre. Mais nous ne voulons pas permettre même le mari d’aller retirer la carte de sa femme. Vous n’allez pas avoir l’impact pour le référendum. C’est quand nous allons rentrer dans les élections politiques. Quand l’homme et sa femme se disputent et qu’il ne veut pas que sa femme vote, on a connu tout ça dans notre pays. Il bloque la carte, surtout en zone rurale. Il va ramasser la carte de l’électeur, il empêche la femme de voter», a-t-il indiqué
Le Directeur de DGE ensuite laissé entendre que personne ne va retirer une carte d’électeur qui ne l’appartient pas, soulignant que chaque carte contient le numéro personnel d’identification. Une innovation majeure qui permet désormais l’identification de tous les citoyens guinéens.
«Si on ouvre la pandore pour dire le frère peut venir prendre la carte de la soeur, les gens peuvent, parce qu’ils en ont l’habitude, de prendre et de dissimuler la carte. Mais la carte aussi contient un élément important pour la sécurité même de l’individu. Il y a le numéro personnel d’identification des citoyens qui est établi pour la première fois dans notre pays», a-t-elle souligné
Cette annonce de la Directrice générale des élections intervient à un moment où les électeurs attendent toujours de rentrer en possession de leurs cartes d’électeurs à moins de quatre semaines du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre.
Facinet Camara

