Kindia : Atteinte d’ éléphantiasis, une femme agée lance un cri de détresse pour des soins urgents

Serno Fatoumata Binta Bah vit un véritable calvaire au quotidien. Cette pathologie invalidante a déformé ses membres, la rendant totalement dépendante de l’aide des autres. Elle se souvient du début de ses souffrances :
« C’était un jour, j’étais assise devant notre porte quand un insecte m’a piquée. Aussitôt, mes deux pieds sont devenus noirs et gonflés jusqu’à dépasser la limite. Nous sommes allés à l’hôpital, les médecins m’ont prescrit des produits que j’ai utilisés, mais sans succès. Depuis deux ans, je ne peux plus bouger. Je ne me couche ni ne me lève seule. Je suis dépendante du soutien des autres. »
Malgré de multiples consultations à l’hôpital régional de Kindia et dans des cliniques privées, son état ne s’est pas amélioré. Les diagnostics de diabète, d’hypertension ou de cancer ont été écartés, mais les traitements proposés sont estimés à 2 500 000 francs guinéens, une somme bien au-delà de ses maigres ressources.
Serno Fatoumata Binta Bah, qui n’a jamais eu d’enfant de son côté conjugal, ne peut compter que sur le soutien de ses coépouses. Son mari, également souffrant, est dans l’incapacité de l’aider financièrement ou physiquement. Elle se retrouve sans aucune ressource, confrontée à la dure réalité de la maladie et de la pauvreté.

« Je supplie le président Mamadi Doumbouya, le père de la nation, de m’aider à recouvrer la santé. Que Dieu touche le cœur des personnes de bonne volonté. Je suis une pauvre femme, sans enfant. Même si on est riche, la maladie épuise tout. Aujourd’hui, je n’ai plus rien. Je tends la main », a-t-elle imploré.
Le cas de Serno Fatoumata Binta Bah est un appel pressant à la solidarité. Il met en lumière les défis persistants d’accès aux soins de santé pour les populations les plus démunies en Guinée. Son combat silencieux, partagé par des milliers d’anonymes dans les quartiers périphériques, mérite une réponse humaine, rapide et solidaire de la part des autorités et des âmes charitables.
SOS à Serno Fatoumata Binta Bah.

Toupsib depuis Kindia

