Enseignement technique: 5 412 candidats affrontent les épreuves pratiques dans la région de Kindia

Prenant la parole, le gouverneur de la région, Général Aboubacar Diakité, s’est dit satisfait de l’organisation observée sur le terrain :
« Je suis très heureux d’être là ce matin pour procéder au lancement des épreuves pratiques de l’enseignement technique. Aujourd’hui, nous avons constaté une très bonne organisation. La direction de l’école veille à la propreté et les enfants sont motivés. Je pense que c’est déjà un acquis. » dit-il
Il a tenu à rappeler l’importance des écoles professionnelles dans le développement socio-économique du pays, soulignant que ces établissements forment directement des jeunes pour le marché de l’emploi :
« Après l’examen, ils seront directement dans le marché de l’emploi. Si tu n’arrives pas à aller à l’université, inscris-toi dans une école professionnelle pour apprendre un métier. Ceux qui ont la maîtrise de leur métier seront vite employés. » a-t-il expliqué.

Le gouverneur s’est également réjoui de la présence féminine dans certaines filières techniques, traditionnellement dominées par les hommes :
« Ça me fait plaisir de retrouver des femmes dans certaines filières. Ce n’est pas évident, mais c’est très important. Quand une fille apprend un métier, elle se bat pour le maîtriser, et c’est plus facile pour elle de décrocher un emploi. »
De son côté, Seydou Condé, Inspecteur régional de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi de Kindia, a précisé les enjeux de ces épreuves pratiques :
« Aujourd’hui, nous avons 5 412 candidats qui doivent être évalués dans 13 centres. L’objectif, c’est la mise en œuvre des connaissances théoriques acquises en classe. Cela reflète la politique de 70 % de pratique contre 30 % de théorie, désormais effective dans les structures d’enseignement technique. »
Il a également salué les efforts du gouvernement de la transition et de la ministre de l’Enseignement technique pour la dotation en ressources matérielles et financières nécessaires à la tenue de ces examens.
Enfin, Aboubacar Bah, directeur du CFP de Kindia, a rassuré sur les conditions logistiques :
« Nous avons près de 200 candidats dans six filières : maçonnerie, plomberie, mécanique auto, chaudronnerie, menuiserie, et électricité bâtiment. Grâce au soutien du gouvernement, nous disposons de tout le matériel et des outillages nécessaires. Les consignes sont claires : être en tenue de travaux et prêt à affronter les sujets. » a-t-il conclu.
Toupsib depuis Kindia

