Vente de bidons d’eaux: une activité génératrice de revenus pour des jeunes à Coleah
La vente de bidons d’eau est aujourd’hui devenue une activité lucrative pour pas mal de jeunes de Coléah, Commune de Matam. Ils sont nombreux à sortir chercher de l’eau dans les forages ou les robinets à 4h du matin pour revendre à la population. Il n’est pas rare de rencontrer certains jeunes avec des charrettes remplies des bidons de 25 litres d’eau circulant devant des maisons, des cours à la cherche de leur quotidien. Une réalité qui met en exergue les difficultés d’accès à l’eau potable dans certains quartiers situés en plein centre de la capitale, Conakry. En dépit des risques d’insécurité auxquels ils sont exposés et d’autres difficultés qu’ils rencontrent pour s’approvisionner en eau potable, ces jeunes parviennent quand-même à subvenir à leurs besoins. Pour toucher du doigt de cette réalité notre reporter est allé à la rencontre du jeune Mamoudou Dian Diallo l’uns des responsables des transporteurs de bidons d’eaux au quartier Coleah Domino. Dans un entretien réalisé à cet effet, il nous a expliqué leur quotidien depuis des années.

«Je suis le chef de zone de tous les jeunes transportant des bidons deaux ici et je confirme oui la vente et le transport des bidons d’eaux est une vie quotidienne pour nous à coleah. Parce que cela fait plus de trois ans j’exerce ce métier transport et vente des bidons d’eaux à Coleah ici. Je me suis marié dans ça et j’ai eu des enfants encore dans ça. Et grâce ce métier je m’occupe bien de mes parents au village et surtout je suis en train de construire aussi au village avec ce métier. Donc c’est ma vie quotidienne aujourd’hui parce que je ne connais pas un autre métier si ce n’est pas ça et on vie très bien avec ma famille ici. Et on est très nombreux dans ce métier à Coleah ici», souligne t-il avant de rappeler leur mode d’opération.
«Dès le matin vers 4h 5h on se réveille pour aller chercher de l’eau dans les robinets ou aux forages avec nos bidons de 25 litres et on vient revendre à la population. On paye 10 bidons de 25 litres à la pompe ou aux forages 1000 FG et nous revenons un bidon à 1000 FG. Donc vous voyez il y a un peu d’intérêt pour nous et chaque charette on a 10 bidons de 25 litres on sillonne les quartiers pour revendre et avoir nos intérêts. Parce qu’il y a le problème de l’eau ici à Coleah donc il faut nous sinon c’est difficile d’avoir de l’eau. C’est nous qui transportons des bidons de l’eau même chez certains patrons. Parfois certains font des commendes avec nous, parfois on fait la vente dans les quartiers. Donc c’est un travail très difficile mais comme on n’a pas d’autres possibilités, on se contente de ça qui est mieux pour nous que de voler», indique t-il
Parlant des difficultés, ce jeune n’a pas manqué de souligner que leurs métier à beaucoup de risque.
«Nous avons assez de problèmes d’abord imaginé on se réveille à 4h 5h du matin pour aller chercher de l’eau avec des bandits qui nous suivent donc l’insécurité, aussi parfois s’il n’y a pas de l’eau dans les robinets ou on puise, on est obligé de faire des kilomètres de Coleah Domino jusqu’à Lancebouyi pour puiser et tirer avec la force ce n’est pas facile. Mais on est obligé de le faire, en plus c’est fatigant aussi parce qu’on fait avec nos forces physiques. Il n’y a pas d’autres moyens pour tirer et quand tu tombe malade ce que tu as cherché pendant des mois vont partir pour ton traitement», a-t-il souligné avant de demander à l’État de leur venir en aide.
«Nous demandons à l’État de nous aider à avoir des forages publics ou des robinets publics plus proche qui nous permettra de puiser de l’eau et revendre à la population» a lancé Mamoudou Dian Diallo

Ibrahima Camara

