Entretien exclusif: le DG de DIRPA s’exprime sur les défis, les tards et les perspectives pour une presse responsable en Guinée
DG: Vous savez, la révolution numérique, nous sommes en train de vivre au pas à pas les réalités. Avant, c’était l’analogique aujourd’hui, nous sommes dans le monde numérique. Avant, les sons n’étaient pas traités, les images n’étaient pas traitées comme on le fait aujourd’hui. Et aujourd’hui, ce sont les appareils qui pensent, qui réfléchissent à notre place. Il est temps de préparer le personnel du monde des médias à cette nouvelle réalité. Le défi qui est là, c’est un défi de formation. Le défi qui est là, c’est un défi d’adaptation de cette révolution que nous appelons l’intelligence artificielle à nos activités et à nos réalités quotidiennes. Donc, si les patrons des médias ne se lèvent pas, n’initient pas des formations qui permettent d’intégrer l’intelligence artificielle dans nos activités, nous allons être encore à la traîne et ça va être vraiment des choses très difficiles. C’est pourquoi j’ai dit qu’il y a un double défi pour nous les Guinéens. Le pays est engagé dans une refondation. Il faut réfléchir sur ce que les médias doivent apporter comme contribution pour la réussite de cette refondation. Et deuxièmement, l’intelligence artificielle est maintenant dans nos quotidiens. Qu’est-ce que les médias doivent faire pour vraiment faire un jumelage avec les anciennes activités, les anciennes habitudes, avec cette nouvelle réalité . Donc, il y a un problème de formation, mais il revient au personnel des médias, aux responsables des médias et aux structures d’encadrement de l’État de penser à ces deux aspects puisque demain, c’est encore une autre réalité qui va s’opposer.

