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Approche de la fête de Ramadan: des vendeurs d’habits se plaignent de la rareté des clients

A plus d’une semaine de la célébration de la fête de l’Aïd el-Fitr marquant la fin du mois de Ramadan, nombreux sont des vendeurs d’habits et d’autres articles qui se plaignent de la rareté des clients. Au grand marché de Matoto où notre reporter a fait un tour ce mercredi, 19 mars 2025, l’ambiance est morose, il y moins d’affluence devant les boutiques et d’autres points de vente des tenues de fête. Une situation embarrassante qui n’est pourtant pas une première en Guinée suscite déjà des inquiétudes chez pas mal de vendeurs. C’est le cas de Bountouraby Camara, vendeuse d’habits pour enfants.
«Il n’y a pas de marché actuellement. C’est seulement l’achat des fruits, des condiments que les femmes viennent acheter ici dans les marchés. Mais l’achat des habits de fête n’a pas commencé d’abord parce que les femmes n’ont pas d’argent pour payer les habits, tout le monde pleure surtout cette année. vous savez nous les guinéens, c’est quand on dit que c’est demain la fête que les gens viennent maintenant pour acheter des habits. Mais maintenant non! il n’y a pas de marché. Comme la fête est un peu loin d’abord, nous aussi nous sommes là, on est patient. J’ai des complets d’habits de fête qui se vendent à 180 mille pour les enfants d’autres 350mille et 280mille chacun à son prix»a-t-elle indiqué
Mabinty Mansaré cette autre vendeuse de chaussures à l’image de la précédente intervenante se plaigne également du manque de clients et la cherté des prix chez les grossistes.
“Nous, on prend les bagages à Madina pour venir les vendre ici à Matoto mais ce que je vois actuellement les clients sont rare . Et cette année les prix ont augmenté de plus en plus. Les chaussures que nous avons l’habitude de prendre aux prix très bas, cette année ça augmenté. Et nous aussi nous le faisons pour avoir des intérêts, c’est pourquoi quant tu as des marchandises le prix que tu veux revendre on dit que c’est cher», souligne t-elle
D’autres interlocuteurs nous ont expliqué hors micro que la rareté des clients est dû a la conjoncture économique du pays. Selon eux, la fête de Ramadan arrive dans un contexte particulierrement difficile pour bon nombre de guinéens. Une frange de la population notamment des citoyens lambdas tire le diable par la queue.
Ibrahima Camara