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Plainte contre Salifou Camara de FSPE: Michel Pépé Balamou s’indigne et évoque les véritables raisons de ces agissements de la CNTG

La confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) a tout récemment exclu Salifou Camara, secrétaire général de la FSPE des instances de la structure pour dit-on injures à l’encontre de sa hiérarchie. Cette décision suscite une vague de réactions au sein du mouvement syndical guinéen. Lors d’un entretien accordé à notre rédaction ce mardi, 18 mars 2025, le Secrétaire Général du syndicat national de l’éducation (SNE) s’est dit indigné par cette exclusion. Michel Pépé Balamou puisque c’est de lui qu’il s’agit a déploré la poursuite judiciaire engagée contre le secrétaire général de FSPE, soulignant que le mouvement syndical est en train d’ouvrir une brèche pour le gouvernement d’ester des syndicalistes en justice.
«C’est très dommage de voir qu’on se poursuit. Quand un syndicat est arrêté ce sont ses camarades qui mènent les plaidoyers pour sa libération, ça été le cas de Sékou Jamal Pendessa. Mais si aujourd’hui ce sont des syndicats qui trimbalent un autres à la gendarmerie ou à la police c’est que nous mettons à l’eau tout les efforts constaté par le passé pour défendre la personnalité et la dignité du syndicaliste. Nous sommes en train d’ouvrir une brèche pour le gouvernement qui dorénavant pourrait arrêter des syndicalistes et les enfermer sans que le mouvement ne se lève comme un seul homme pour réagir», a-t-il déploré, indiquant que cette procédure ne fait pas honneur au mouvement syndical, soulignant que les désaccords au sein d’une organisation doivent se régler à l’interne.
«C’est une honte que le mouvement syndical s’humilie lui-même. Les affaires de toute organisation doivent se régler à l’interne et si nous ne parvenons pas à faire cela c’est que le mouvement n’a plus de repère d’éthique et déontologique.  La tribune syndicale est la plus démocrate au monde c’est pourquoi nous nous appelons camarade. Et ce sont eux qui peuvent se rendre service et se causer des préjudices moraux et matériaux à d’autres camarades si nous avons du mal à vivre cette cohabitation c’est qu’on doit arrêter puisque c’est honteux», déclare t-il
Par ailleurs, le secrétaire général du SNE a révélé que cette poursuite judiciaire est symptomatique d’un conflit de génération qui mine le mouvement syndical guinéen.
«Vous savez dans le mouvement syndical aujourd’hui il y a un conflit de génération. Avant on avait décidé de mettre en place une coalition de jeunes syndicats, le doyen a réussi à convaincre certains de nos camarades de se retirer de cette coalition jeunes leaders syndicaux de Guinée et cela a fragilisé notre lutte. Et par la suite, on menaient une autre lutte pour la justification des trois milliards de subventions que l’État accorde au mouvement syndical. Donc nous avons proposé de porter plainte à la CRIEF. Et aujourd’hui c’est l’une des raisons qui amènent certains agissements au sein du mouvement», souligne Michel Pépé Balamou, secrétaire général du SNE, annonçant qu’ils vont prendre leur bâton de pélerin pour éviter de faire le procès du mouvement syndical à la place public.
Ibrahima Camara