Conakry: lecture du Saint Coran en faveur de la paix et de l’unité nationale en Guinée
La section syndicale du secrétariat général des affaires religieuses a organisé une lecture du Saint Coran ce mercredi, 26 février 2025 en faveur de la paix et de l’unité nationale à la grande Mosquée Fayçal. Une lecture du Saint Coran suivi par une conférence débat sur le thème “Rôle de la guinéenne dans la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble en Guinée et à l’étranger”. La cérémonie a rassemblé des femmes venues des communes de Conakry et du secrétariat général des affaires religieuses.
Selon Hadja M’mami Sylla, secrétaire générale de la section syndicale du secrétariat général des affaires religieuses, cette lecture du Saint Coran s’inscrit dans le cadre de la consolidation de la paix, du renforcement de l’unité nationale et du vivre-ensemble.

«Nous avons organisé cette lecture du Saint-Coran pour la consolidation de la paix, le renforcement de l’unité nationale et le vivre ensemble. Parce qu’à chaque fois, c’est répété dans les rencontres, si vous voyez que la consolidation de la paix, la cohésion sociale, les choses sont répétées à tout moment c’est que ça ne marchent pas. Si ça marchait convenablement, on ne peut pas répéter à tout moment. On fait des lectures du Saint-Coran, mais on n’explique pas à la population guinéenne c’est quoi la consolidation de la paix, les valeurs de la paix, et qu’est-ce que nous devons faire pour que franchement cela perdure entre nous, et quel effort il faut fournir pour qu’on puisse s’accepter, parce que Dieu nous a donné cette terre. Du coup, nous avons trouvé que le message de la femme est au centre de cette conférence», indique t-elle tout en mettant un accent particulier sur le rôle de la femme dans la préservation de la paix et de l’unité nationale.
«Nous avons maintenant choisi la cible, c’est la femme. Parce que la femme, c’est elle qui est à la maison, c’est elle qui accompagne, c’est elle qui donne naissance, c’est elle qui éduque. Elle fournit l’effort du ménage de la maison. Mais on est à 95%. Donc si la femme est en paix, l’homme est en paix, la famille est en paix, et notre nation sera en paix. Mais ces femmes-là, il faut les appeler, les sensibiliser à la paix. Mais nous avons constaté que les femmes guinéennes ne sont pas solidaires. Qui veut faire passer le message d’abord ? Doit être exemplaire. Du coup, si les femmes ne s’acceptent pas, les femmes ne se digèrent pas, les femmes ont des jalousies, c’est-à-dire entre elles, ça ne peut pas marcher. Je donne l’exemple dans un foyer où il y a deux épouses. Si toutefois les femmes ne sont pas unies, les enfants ne seront pas unis. Et ce sont des enfants-là qui vont construire l’avenir de ce pays-là. C’est pourquoi nous avons appelé ces femmes à les conscientiser pour qu’on puisse donner la paix. Parce que sans leur solidarité, ce pays-là ne peut pas marcher», souligne Hadja M’mami Sylla tout invitant les femmes guinéennes à jouer pleinement leur rôle de pacificatrice pour renforcer le vivre-ensemble.
«Nous portons le nom de cette, et comment ça s’appelle, de cette nation. Du coup, il faut que nous soyons un exemple envers non seulement nos époux, envers nos enfants, et envers le monde entier. Je le dis encore en connaissance de cause, Dieu m’a permis d’aller ailleurs faire les comparaisons. Les femmes des autres pays, même si elles ne sont pas d’accord, mais pour l’intérêt de leur pays, elles s’unissent même si elles se battent après. Mais nous avons fait ce constat-là, ce constat-là franchement est alarmant. C’est pourquoi nous faisons appel aux femmes à la consolidation de la paix, à la cohésion sociale et le vivre ensemble. Parce que la femme est le baromètre», a lancé la secrétaire générale de la section syndicale du secrétariat général des affaires religieuses

Prenant part à la cérémonie, El hadj Djeriba Diaby, l’ambassadeur de la paix en Guinée a salué cette initiative des femmes.
«je suis tellement ému aujourd’hui de voir toutes ces bonnes dames, nos mamans, nos sœurs, nos épouses, militaires et civils qui viennent demander la bénédiction de Dieu en ce mois saint. Vous savez que le carême commence dans quelques jours. Et ça c’est important, parce que ce que la femme veut, Dieu le veut. La prière d’une femme est acceptée par Dieu», indique t-il
A noter que cette cérémonie de lecture du Saint Coran a connue la présence de plusieurs personnalités civiles et militaires notamment Fatoumata Yarie Camara, Directrice générale des pensions alimentaires et anciens combattants, le secrétaire général des affaires religieuses, El hadj Karamo Diawara

Facinet Camara