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Marché Enco5: le cri de cœur des vendeuses, “On n’a pas de places à l’intérieur, tout est vendu

Les femmes vendeuses du marché Enco5 continuent toujours à occuper les chaussées en dépit des multiples interventions de l’État et des collectivités locales pour déguisements les encombrants physiquement le long de la route. Cette occupation anarchique constitue de nos jours un véritable problème pour les conducteurs d’engins roulants. Des vendeuses d’habit et des condiments obstruent le passage des engins empêchant ainsi la fluidité sur le tronçon Enco 5-Sangoyah. Rencontrées ce mardi, 18 février 2025, par l’un de nos reporters, ces femmes accusent les responsables locaux et l’administrateur du marché d’avoir vendu les espaces à l’intérieur du marché. Une dame qui s’est exprimé sous l’anonymat nous a expliqué que c’est le manque de place à l’intérieur du marché et de clientèle qui les poussent à occuper la chaussée.
«Nous n’avons pas de place dans le marché  tout est vendu et quand les client viennent  certains  n’acceptent pas de rentrer à l’intérieur du marché. Elles préfèrent acheter ici au lieu de rentrer dans le marché.  C’est pourquoi  nous sortons dans la rue pour vendre. Nous avons été avertis à plusieurs reprises par les autorités mais on n’a pas le choix», a-t-elle indiqué tout en soulignant que le marché d’Enco 5 est transformé en un lieu d’habitation. Des individus ont construit des maisons jusqu’à l’intérieur du marché.
«Actuellement le marché d’Enco5 cité est devenu des concessions. Une fois qu’on rentre dans ce marché tout est désordonné et désorganisé, on ne verra seulement que des maisons habitations construites par les gens. Tout a été acheté par les individus et cela n’est pas logique. Le marché c’est le marché il faut que les autorités  de plus haut niveau  prennent leurs responsabilités pour que nous quittons dans les rues.  Aussi les magasins qui sont à l’intérieur du marché sont loués par des gens qui habitent dedans, ils les ont transformé en maison d’habitation.  Donc il faut que les autorités nous aident à récupérer nos places dans ce marche sinon nous continuerons toujours à sortir dans la rue pour vendre», a-t-elle lancé
Consciente des dangers qu’elles en courent en installant sur la chaussée, notre interlocutrice nous a quand-même confié qu’elles n’ont pas le choix. Pour elle, c’est la seule possibilite qu’elles ont aujourd’hui pour subvenir aux besoins de leurs familles.
«Nous n’avons pas le choix, le marché où nous sommes là il n’y a pas beaucoup d’achat. Mais c’est ici on se débrouille. En plus, on sait quand-même que la route est dangereuses nous sommes exposées, il y a des risques d’accident ou autres, notre vie est exposé mais c’est le seul moyen pour nous de chercher la nourrir de nos familles. Nous ne voulons pas violé la loi,  et on sait que c’est pas bon pour nous même. Mais nous ne savons plus à qui s’adresser. C’est pourquoi on lance un appel à l’État pour qu’il nous aide à avoir des places», a lancé notre interlocutrice sous l’anonymat
Il faut souligner que toutes nos tentatives de rencontrer l’administrateur général du marché sont restés vaines.
Ibrahima Camara